Maroc réaffirme son engagement pour les droits de l’Homme à Genève

Maroc réaffirme son engagement pour les droits de l’Homme à Genève

Le délégué interministériel aux droits de l'Homme, Mohamed El Habib Belkouch, a réaffirmé, lundi 23 février à Genève, l’engagement constant du Maroc à soutenir et réformer les mécanismes internationaux des droits de l’Homme. Cette déclaration a été faite à l’ouverture de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l'Homme (CDH), où la participation du Royaume illustre sa volonté de s’inscrire activement dans la dynamique mondiale en la matière.

Selon Mohamed El Habib Belkouch, la présence marocaine à cette session se fonde d’abord sur le suivi des évolutions au sein de ces institutions internationales. Il a précisé, dans des déclarations à la presse, que la situation générale est caractérisée par diverses pressions sur ce système, mais qu’il est nécessaire de réfléchir à sa réforme pour améliorer les performances de ses différentes instances. Le Maroc confirme ainsi son soutien aux efforts du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme dans ce domaine.

Les axes de la participation marocaine

Le deuxième axe de la participation marocaine porte sur les activités nationales préparées par le Royaume. L’objectif est de favoriser une réflexion conjointe avec des experts internationaux et ceux du Haut-Commissariat. Cette démarche vise à réformer le système et à améliorer ses performances, répondant ainsi aux attentes des États et aux évaluations du Haut-Commissariat.

Mohamed El Habib Belkouch a également indiqué que le Maroc réfléchit avec plusieurs instances et institutions sur les rôles qu’il joue, notamment au niveau du réseau international des institutions équivalentes à la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme (DIDH). La quatrième session de ce réseau se tiendra au Maroc au début de l’année 2027.

Une approche régionale et internationale

Le Royaume organise par ailleurs des activités à l’échelle africaine et arabe, traduisant son engagement dans différents mécanismes régionaux et internationaux. Cet engagement ne vise pas seulement à exploiter les résultats des travaux menés, mais également à contribuer à définir de nouvelles orientations mondiales en matière de droits de l’Homme.

Le délégué interministériel a ajouté que ces nouvelles orientations, selon le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, visent également à créer des dynamiques accompagnatrices qui tiennent compte des préoccupations relatives aux droits de l’Homme. Le Maroc participe à ces dynamiques de manière innovante, en dépassant le modèle classique du système pour s’ouvrir à différents acteurs, qu’il s’agisse d’États, d’organisations internationales, d’organisations civiles, ou encore de personnalités engagées.

Un atelier prévu à Rabat

Cette approche concrète se traduira par l’organisation d’un atelier à Rabat, durant l’été de cette année, en collaboration avec le Haut-Commissariat. Cet événement aura pour but de réfléchir aux exigences de réforme du mécanisme universel d’examen périodique et d’améliorer les performances et les résultats de ce travail.

La 61ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme, qui se poursuivra jusqu’au 31 mars, prévoit l’examen de la situation des droits humains dans près de quarante pays. Elle inclura également l’étude de plus de 80 rapports et l’organisation d’une vingtaine de débats interactifs avec des experts indépendants. Les prochaines étapes pour le Maroc consisteront à préparer les contributions pour cet atelier estival et à finaliser l’organisation de la session du réseau international prévue en 2027, consolidant ainsi son rôle actif sur la scène internationale des droits humains.

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