À quelques semaines de son coup d’envoi officiel, prévu du 17 mars au 3 avril 2026, l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations féminine (CAN) au Maroc est entourée d’incertitudes. Aucune communication officielle concernant les préparatifs, le calendrier précis des matches ou la désignation des villes hôtes n’a été diffusée par la Confédération africaine de football (CAF) ou la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Ce silence inhabituel pour un événement de cette envergure soulève des questions sur l’état d’avancement des logistiques.
Un contexte de reports successifs
La situation actuelle s’inscrit dans un calendrier déjà perturbé. Initialement programmée pour 2024, l’édition 2026 de la CAN Féminine avait déjà été reportée de deux ans par la CAF. Ce décalage visait à éviter la concurrence avec d’autres compétitions internationales majeures et à permettre une meilleure préparation aux équipes nationales. Le Maroc, désigné pays hôte en juillet 2023, avait accueilli cette annonce comme une reconnaissance de ses infrastructures et de son engagement pour le développement du football féminin sur le continent.
Les attentes et les enjeux pour le Maroc
L’organisation de cette CAN représente un enjeu sportif et symbolique important pour le Royaume. Après le succès de l’équipe masculine, finaliste de la CAN 2023, et la performance historique des Lionnes de l’Atlas, quart-de-finalistes de la Coupe du Monde féminine 2023, le pays ambitionne de confirmer sa place de leader du football africain. Le tournoi est également perçu comme un levier puissant pour dynamiser la pratique féminine au niveau national et inspirer une nouvelle génération de joueuses.
Sur le plan opérationnel, le Maroc dispose d’atouts majeurs, avec des stades modernes ayant déjà accueilli des événements de haut niveau, comme la Coupe du Monde des Clubs en 2023 et 2024, et une expérience éprouvée en matière d’organisation. L’absence d’informations concrètes sur la mobilisation de ces infrastructures contribue cependant au climat d’attente.
Les réactions et les interrogations
Dans les milieux sportifs et médiatiques, l’inquiétude commence à poindre. Les sélections nationales qualifiées, dont celle du Maroc, auraient besoin de planifier leurs stages préparatoires et leurs matchs de préparation. Les supporters et les partenaires commerciaux potentiels sont également dans l’expectative, dans l’attente d’un programme officiel et des modalités de billetterie.
La CAF, habituellement plus proactive dans la communication autour de ses grands tournois, n’a pour l’instant pas réagi publiquement pour lever ces doutes. La FRMF, de son côté, se contente de rappeler la date théorique du tournoi sans fournir de détails complémentaires.
Prochaines étapes et échéances à venir
La prochaine réunion du Comité Exécutif de la CAF, ou une communication conjointe avec la FRMF, est désormais attendue pour apporter les éclaircissements nécessaires. Les observateurs s’attendent à ce qu’un calendrier détaillé, incluant le tirage au sort des groupes, la liste des stades retenus et le programme des matches, soit publié dans les prochains mois. La réussite de l’événement, cruciale pour la crédibilité du football féminin africain, dépendra de la capacité des organisateurs à mettre fin rapidement à cette période de flou et à lancer officiellement les préparatifs.
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