Réforme de l’enseignement supérieur : la loi 59.24 entre en vigueur

Réforme de l’enseignement supérieur : la loi 59.24 entre en vigueur

Le Maroc a officiellement tourné la page sur la loi-cadre 01.00 qui régissait son système universitaire depuis près de 26 ans. La nouvelle loi n°59.24 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, promulguée le 11 février 2026, abroge entièrement le texte fondateur de 2000. Cette réforme majeure vise à moderniser l’écosystème académique national pour mieux répondre aux défis économiques et sociaux du pays.

Les principaux axes de la nouvelle législation

La loi 59.24 introduit plusieurs changements structurels. Elle renforce l’autonomie des universités, tout en instaurant de nouveaux mécanismes de gouvernance et de responsabilisation. L’accent est mis sur l’employabilité des diplômés et l’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail.

La recherche scientifique bénéficie d’une attention particulière, avec la création de cadres incitatifs pour l’innovation et le partenariat avec le secteur socio-économique. La loi prévoit également des dispositions pour favoriser la mobilité internationale des étudiants, des enseignants et des chercheurs.

Une gouvernance rénovée

Le texte modifie la composition et les prérogatives des conseils d’administration des établissements. L’objectif est de rapprocher l’université de son environnement économique et de simplifier les processus décisionnels. La représentation des partenaires socio-économiques au sein de ces instances est élargie.

Focus sur la qualité et l’employabilité

L’évaluation et l’accréditation des formations deviennent des piliers centraux du système. La loi insiste sur la nécessité de développer des programmes adaptés aux évolutions technologiques et professionnelles. La professionnalisation des cursus et l’alternance sont encouragées.

Réactions et mise en œuvre

L’adoption de cette loi est le fruit d’un long processus de concertation avec les différents acteurs du secteur. Le gouvernement marocain souligne qu’elle constitue une étape cruciale pour la mise en œuvre du Nouveau Modèle de Développement et de la Vision stratégique de la réforme 2015-2030.

Les syndicats et les représentants du corps professoral ont exprimé, lors des discussions, à la fois leur soutien aux objectifs généraux de la réforme et leurs préoccupations concernant les conditions pratiques de son application, notamment en matière de moyens financiers et de statuts.

La prochaine étape consistera en la publication des textes d’application détaillés, qui préciseront les modalités concrètes de la réforme. Ces décrets et arrêtés sont attendus dans les mois à venir. Ils définiront les nouveaux cadres réglementaires pour le fonctionnement des universités, les statuts du personnel, et les mécanismes de financement. La transition vers le nouveau système se fera de manière progressive, selon un calendrier qui sera communiqué par le ministère de l’Enseignement supérieur.

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