Najia Rahali, figure de la modernisation numérique de la Justice, prend sa retraite

Najia Rahali, figure de la modernisation numérique de la Justice, prend sa retraite

Najia Rahali, ingénieure en informatique et figure clé de la modernisation numérique du ministère de la Justice, a pris sa retraite après une longue carrière au service de l’administration. Son départ marque la fin d’une étape importante dans le projet de dématérialisation des services judiciaires au Maroc.

Parcours et contributions majeures

Née le 4 novembre 1956 à Aïn Taoujdate, Najia Rahali était une ingénieure en informatique diplômée de l’Institut national des statistiques et de l’économie appliquée (INSEA). Elle a intégré le ministère de la Justice où elle a consacré l’essentiel de sa carrière à la conception et à la mise en œuvre de systèmes d’information.

Sous sa direction technique, plusieurs projets structurants ont vu le jour. Elle a notamment piloté le développement et le déploiement du système informatisé de gestion des greffes et des secrétariats du parquet, un outil devenu central pour le fonctionnement quotidien des tribunaux. Son expertise a été déterminante dans la transition progressive des archives papier vers des bases de données numériques sécurisées.

Une vision pour la justice numérique

Considérée comme la « Madame Numérique » du département, Najia Rahali a plaidé pendant des années pour l’intégration des technologies de l’information dans les procédures judiciaires. Son travail a contribué à améliorer l’efficacité administrative, la traçabilité des dossiers et, à terme, l’accès des justiciables à l’information.

Son approche était pragmatique, tenant compte des spécificités du milieu judiciaire et de la nécessité de former le personnel aux nouveaux outils. Elle a supervisé de nombreuses sessions de formation pour les greffiers et les agents administratifs, assurant ainsi l’appropriation des solutions techniques mises en place.

Contexte et héritage

Le départ à la retraite de Najia Rahali intervient à un moment où le ministère de la Justice accélère sa transformation digitale, avec des projets comme la généralisation de la communication électronique des actes ou la poursuite de la dématérialisation des procédures. Son expertise historique et sa connaissance fine des systèmes hérités représentaient un capital important pour cette phase de transition.

Son parcours est souvent cité en exemple pour les jeunes ingénieurs, en particulier les femmes, dans le domaine des technologies de l’information appliquées au secteur public. Elle a démontré la possibilité de mener une carrière technique de haut niveau au sein de l’administration marocaine.

Perspectives et succession

La relève technique au sein de la direction des systèmes d’information du ministère est déjà assurée, avec une équipe ayant été formée sous sa supervision. Les projets en cours se poursuivront selon le calendrier établi par la stratégie numérique du ministère.

La phase suivante de la modernisation, qui inclut l’interconnexion avec d’autres administrations et le développement de services en ligne pour les citoyens, sera portée par cette nouvelle génération. Une cérémonie officielle de reconnaissance pour ses années de service devrait être organisée par le ministère dans les prochaines semaines.

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