Le parquet général classe l’affaire de la défenestration au siège de la BNPJ à Casablanca

Le parquet général classe l’affaire de la défenestration au siège de la BNPJ à Casablanca

Le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca a annoncé, ce jeudi, le classement de l’enquête judiciaire concernant la défenestration d’un individu du quatrième étage du siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ). Cette décision fait suite à des investigations approfondies qui ont conclu à l’absence d’élément constitutif de crime, établissant le caractère volontaire de l’acte.

L’affaire remonte au 19 février 2026, lorsqu’une personne, qui faisait l’objet d’une enquête judiciaire, est tombée d’une fenêtre du quatrième étage du siège de la BNPJ à Casablanca. Elle a succombé à ses blessures après son transfert à l’hôpital. Immédiatement informé, le parquet avait ordonné l’ouverture d’une enquête confiée au service préfectoral de la police judiciaire de Casablanca, afin de garantir la neutralité et l’indépendance des investigations.

Le déroulement des investigations

Les enquêteurs ont procédé à l’audition des policiers chargés du dossier avec le défunt au moment des faits. Les techniciens de la scène de crime ont réalisé les constatations nécessaires et prélevé des échantillons. Un élément central de l’enquête a été l’extraction et l’analyse des enregistrements de la caméra de surveillance située dans la cour du siège de la brigade.

Les images de vidéosurveillance ont confirmé que le défunt s’était défenestré de manière volontaire. Cette chute a provoqué des lésions très graves ayant entraîné son décès. Pour corroborer ces premières conclusions, une autopsie a été réalisée par une commission médicale tripartite composée de médecins légistes.

Les conclusions médico-légales et scientifiques

Le rapport d’autopsie a établi que la mort est intervenue suite à des complications consécutives à de multiples traumatismes. Le défunt présentait des fractures crâniennes, des fractures au niveau des os du visage, des côtes et du fémur, accompagnées d’une hémorragie cérébrale. Les médecins légistes ont indiqué que la nature et la multiplicité de ces lésions étaient compatibles avec une chute préméditée depuis une hauteur importante.

Parallèlement, des expertises toxicologiques ont été effectuées sur des échantillons de sang, de contenus stomacaux et d’urine du défunt. Les résultats ont révélé l’absence de toute substance chimique ou organique externe, écartant ainsi l’hypothèse d’une altération des facultés par un agent extérieur.

Une expertise scientifique et technique a également été menée sur les objets trouvés sur le lieu de la chute. La comparaison des traces biologiques avec les profils génétiques a montré l’existence d’un seul type génétique, celui du défunt. Aucun autre profil ADN n’a été détecté sur les lieux, ce qui, selon le parquet, renforce la thèse d’un acte isolé et prémédité.

La décision de classement

Sur la base de l’ensemble de ces éléments convergents, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca a estimé que les faits ne constituaient pas un crime. Les investigations n’ayant révélé aucune intervention tierce ni circonstance suspecte, la procédure a été classée. Cette décision met un terme juridique à ce dossier qui avait suscité l’attention de l’opinion publique nationale.

Le parquet général rappelle que ce classement intervient après une enquête complète et indépendante, respectant les standards judiciaires en vigueur. Aucune suite judiciaire n’est donc à prévoir dans cette affaire, sauf découverte ultérieure d’éléments nouveaux et substantiels qui pourraient justifier une réouverture du dossier.

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