Le Maroc a obtenu un score nul dans l’Indice du terrorisme mondial 2026, le classant parmi les pays où l’impact du terrorisme est inexistant. Selon le rapport publié par l’Institute for Economics and Peace, le Royaume se positionne au 100e rang sur 163 États, une place qui le situe dans le groupe des nations les plus sûres face à cette menace. Ce classement confirme la stabilité sécuritaire du pays dans un contexte régional encore marqué par des foyers d’instabilité.
L’indice, lancé en 2012 et basé sur les données de la Global Terrorism Database de l’University of Maryland, évalue l’impact du terrorisme à partir de critères précis. Ces critères incluent le nombre d’attaques, de victimes, de blessés et l’ampleur des dégâts matériels. Un score de zéro point signifie l’absence totale d’incidents terroristes enregistrés sur le territoire marocain au cours de la période étudiée.
Une stratégie sécuritaire multidimensionnelle
Ce résultat reflète l’efficacité de la stratégie sécuritaire marocaine. Cette approche combine la vigilance des services de renseignement, le démantèlement préventif de cellules extrémistes et un encadrement du champ religieux. Cette politique a permis au Royaume de contenir durablement les risques, tandis que plusieurs pays de la région continuent de rencontrer des difficultés à stabiliser leur environnement sécuritaire.
Amélioration régionale et disparités maghrébines
Le rapport fait état d’une amélioration notable dans la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord. L’impact global du terrorisme y a baissé de 15% en 2025. Le nombre d’attaques a chuté de 56% et les décès ont reculé de 81% sur la même période. Ces indicateurs traduisent une accalmie relative, bien que fragile.
Dans l’espace maghrébin, les disparités restent cependant marquées. L’Algérie apparaît comme le pays le plus exposé, classé 47e mondial. Elle est suivie par la Tunisie (50e) et la Libye (59e), cette dernière étant toujours confrontée aux retombées d’un contexte sécuritaire instable. À l’inverse, le Maroc partage avec la Mauritanie le rang des États sans impact terroriste enregistré.
Contexte mondial et facteurs de risque persistants
À l’échelle mondiale, la carte des menaces reste dominée par des zones de conflit aigu. Le Pakistan, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, la Syrie et la Somalie figurent en tête des pays les plus touchés. Dans ces États, des groupes armés continuent d’opérer dans des contextes de guerre ou de forte instabilité institutionnelle.
Malgré une baisse globale des attaques (22%) et des décès (28%) en 2025, le rapport appelle à la prudence. Les auteurs pointent plusieurs facteurs de risque susceptibles d’inverser la tendance positive. Parmi ces facteurs figurent la montée des tensions géopolitiques en Asie et au Moyen-Orient, ainsi que l’usage croissant de technologies comme les drones par les groupes terroristes.
Le document soulève également un autre signal préoccupant : la progression des actes violents dans les pays occidentaux. Les décès liés au terrorisme y ont bondi de 280% en un an. Ces actes sont souvent liés à des formes d’extrémisme idéologique, qu’il s’agisse de radicalisation politique, d’islamophobie ou d’antisémitisme.
Une stabilité essentielle pour l’attractivité du pays
Dans ce paysage contrasté, la position du Maroc apparaît comme une exception structurée. Elle traduit une stabilité sécuritaire construite dans la durée. Cette stabilité continue de constituer un levier essentiel pour l’attractivité du pays, tant sur le plan des investissements économiques que du tourisme.
Les prochaines éditions de l’Indice du terrorisme mondial permettront de suivre l’évolution de cette situation. Les analystes observeront notamment si la baisse régionale des incidents se confirme et comment les stratégies nationales de lutte contre le terrorisme s’adaptent aux nouvelles menaces technologiques et géopolitiques.
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