Lors de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, le Maroc a fermement dénoncé les actions de l’Iran dans la région. Le Royaume a accusé Téhéran de soutenir des groupes « extrémistes et séparatistes » et de porter atteinte à la souveraineté de plusieurs États arabes.
Dans une déclaration prononcée mercredi, l’ambassadeur Omar Zniber, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU à Genève, a condamné avec la plus grande fermeté les attaques iraniennes visant Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Jordanie. Ces actions ont été qualifiées de violations flagrantes de leur souveraineté et de menace directe pour la stabilité régionale.
Un schéma d’activités hostiles
Le diplomate marocain a insisté sur ce qu’il a décrit comme un schéma continu d’activités hostiles. Il a pointé du doigt le soutien présumé de l’Iran à des mouvements armés et séparatistes dans plusieurs zones du monde arabe.
Selon la position marocaine, ces agissements ne se limitent pas à des interventions ponctuelles. Ils s’inscriraient dans une stratégie plus large visant à déstabiliser les États et à fragiliser leur intégrité territoriale.
Soutien aux États du Golfe et solidarité royale
Dans ce contexte, le Maroc a réitéré son plein soutien aux pays ciblés. La déclaration a rappelé les positions exprimées par le Roi Mohammed VI en solidarité avec les États du Golfe.
Rabat considère que ces attaques compromettent les efforts diplomatiques entrepris pour instaurer un dialogue régional. Elles nuisent également au renforcement de la stabilité, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions géopolitiques.
Le représentant marocain a également dénoncé les attaques visant des infrastructures civiles ainsi que le trafic maritime. La situation dans le détroit d’Ormuz, zone stratégique pour le commerce mondial, a été particulièrement mentionnée.
Le Maroc a apporté son soutien aux mesures prises par l’Organisation maritime internationale. L’objectif est de garantir la liberté de navigation dans cette zone clé.
Engagement au sein des instances internationales
Par ailleurs, Rabat a salué sa participation au parrainage du projet de résolution 2817 au Conseil de sécurité des Nations unies. Il a également réaffirmé son soutien au texte examiné par le Conseil des droits de l’homme.
Ce projet exprime une vive inquiétude face aux frappes ayant ciblé des civils et des infrastructures vitales. Les secteurs de l’énergie, des transports, de l’eau et de l’alimentation sont concernés.
Le texte souligne les conséquences de ces attaques sur les droits humains, notamment pour les populations les plus vulnérables. Il insiste également sur les répercussions globales de l’escalade militaire.
Les effets sur les chaînes d’approvisionnement et la sécurité alimentaire, dans un contexte de perturbations du commerce maritime, sont mis en avant.
Ligne diplomatique constante
Cette prise de position s’inscrit dans la ligne constante de la diplomatie marocaine. Le Royaume se montre particulièrement vigilant sur les questions de souveraineté et d’unité territoriale.
La déclaration à Genève reflète cette priorité stratégique. Elle aligne la position marocaine avec celles de ses partenaires régionaux directement affectés.
La prochaine étape attendue est l’examen formel du projet de résolution au Conseil des droits de l’homme. Les débats devraient permettre de préciser les mesures concrètes que la communauté internationale envisage pour répondre à ces préoccupations.
La position marocaine, désormais officiellement enregistrée dans les instances onusiennes, servira de base à ses futures interventions sur ce dossier. Elle guidera également ses actions diplomatiques bilatérales avec les pays concernés et avec l’Iran lui-même.
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