Propos attribués à un ancien collaborateur de Netanyahu : le président de la Knesset défend le respect d’Israël envers le Maroc

Propos attribués à un ancien collaborateur de Netanyahu : le président de la Knesset défend le respect d’Israël envers le Maroc

Le président de la Knesset, Amir Ohana, est intervenu publiquement pour affirmer que des propos racistes attribués à un ancien collaborateur du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne reflétaient en aucun cas la position officielle de son gouvernement. Cette déclaration fait suite à une polémique en Israël concernant Ziv Agmon, ancien porte-parole et chef de cabinet par intérim de Netanyahu, à qui des médias ont prêté des insultes à caractère ethnique, notamment envers un député d’origine marocaine.

Amir Ohana, qui est lui-même d’origine marocaine, a tenu à souligner le profond respect que Benjamin Netanyahu porterait au Royaume du Maroc et à la communauté juive marocaine. Il a précisé que Ziv Agmon n’occupait plus aucune fonction officielle au sein du cabinet du Premier ministre.

L’origine de la polémique

La controverse a éclaté lorsque des médias israéliens ont rapporté des propos prêtés à Ziv Agmon lors de conversations privées. L’ancien conseiller en communication de Netanyahu aurait qualifié un député du parti Likoud de « Marocain attardé ». Aucun enregistrement audio de ces échanges supposés n’a été rendu public à ce jour.

Ces allégations ont provoqué une vive réaction en Israël, où elles ont été largement relayées et commentées. La communauté juive d’origine marocaine, importante dans le pays, a été particulièrement concernée par ces révélations.

Les démentis et les réactions

Face à ces accusations, Ziv Agmon a fermement démenti. Il a qualifié les allégations de « véritable injustice » et a déclaré que les propos qui lui étaient attribués concernant les communautés mizrahies, dont font partie les Juifs originaires du Maroc, lui étaient « totalement étrangers ».

Il a rappelé que sa propre famille avait des racines mizrahies et marocaines, un argument visant à contester la vraisemblance des accusations portées contre lui. Sa défense s’est appuyée sur son histoire personnelle pour rejeter toute intention discriminatoire.

L’intervention officielle du président de la Knesset

Dans ce contexte tendu, l’intervention d’Amir Ohana revêt une signification particulière. En sa qualité de président de la Knesset, le Parlement israélien, et en tant que personnalité publique d’origine marocaine, son autorité morale est forte sur ce sujet.

Son rôle a été de faire la distinction entre les propos attribués à un ancien collaborateur et la position officielle de l’État d’Israël. Il a explicitement déconnecté les déclarations incriminées de la ligne du gouvernement Netanyahu.

En réaffirmant le respect de Netanyahu pour le Maroc, Ohana a également rappelé l’importance des relations bilatérales entre les deux pays, normalisées depuis les accords d’Abraham de 2020. La communauté juive marocaine, en Israël et dans le monde, constitue un pont historique entre Jérusalem et Rabat.

Contexte et implications

Cette affaire survient dans un pays où les questions liées aux origines ethniques au sein de la société juive restent sensibles. Les Juifs mizrahis, originaires des pays arabes et musulmans, ont parfois dénoncé des discriminations passées ou persistantes.

La réaction rapide d’une figure de premier plan comme Amir Ohana illustre la volonté des autorités israéliennes de contenir les dégâts diplomatiques et communautaires potentiels. Le Maroc est un partenaire stratégique important pour Israël dans la région.

Les propos racistes, qu’ils soient avérés ou non, attribués à un ancien membre de l’entourage du Premier ministre, risquaient de nuire à cette relation précieuse et à l’image d’Israël auprès de sa propre population d’origine nord-africaine.

La clarification apportée par le président de la Knesset vise à apaiser les esprits et à réaffirmer des principes de respect fondamentaux dans les relations internationales et communautaires.

Les prochaines étapes dépendront de l’évolution de la couverture médiatique de cette affaire en Israël. Aucune procédure judiciaire n’a été annoncée pour l’instant concernant les allégations contre Ziv Agmon. L’attention se portera désormais sur la réception de ces explications par la communauté marocaine d’Israël et par les autorités du Royaume du Maroc, ainsi que sur la capacité de la polémique à s’éteindre ou à resurgir dans le débat public israélien.

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