La présidence du ministère public a présenté son plan stratégique pour la période 2026-2028. Ce document, dévoilé ce lundi, vise à renforcer l’efficacité des parquets, à protéger les droits des citoyens et à restaurer la confiance des justiciables. Il intervient alors que l’institution approche de sa première décennie d’indépendance et doit répondre à des attentes croissantes en matière de transparence et de performance.
Le plan s’articule autour de neuf axes stratégiques déclinés en trente chantiers opérationnels. Il a été élaboré selon une approche participative et se veut un outil pour structurer l’action des parquets autour de priorités claires, en phase avec les évolutions du système judiciaire marocain.
Les axes prioritaires du plan
Le premier axe stratégique concerne le renforcement de la confiance dans l’action du ministère public. Il passe par une amélioration de la qualité et de l’efficacité du traitement des dossiers judiciaires. Cet objectif est directement lié à un deuxième axe, centré sur la consolidation de la protection des droits et des libertés, mission constitutionnelle fondamentale de l’institution.
La moralisation de la vie publique constitue un autre pilier majeur du dispositif. Cet axe s’inscrit dans une logique de lutte contre les atteintes aux principes d’intégrité et de probité. Le plan accorde également une attention particulière à la protection des catégories vulnérables, traduisant une volonté de mieux prendre en charge les publics en situation de fragilité.
Sur le plan économique, le ministère public entend contribuer à la protection de l’ordre public économique et à l’amélioration du climat des affaires. Cette orientation est présentée comme un levier pour répondre aux impératifs nationaux en matière d’investissement.
Modernisation et moyens d’action
Le plan stratégique identifie le renforcement des ressources humaines et l’optimisation de la gestion budgétaire comme des leviers essentiels pour améliorer la performance globale. L’intégration des technologies numériques occupe une place centrale dans cette démarche de modernisation.
L’objectif est de transformer les méthodes de travail, de fluidifier les procédures judiciaires et d’améliorer l’efficacité des services rendus aux justiciables. Parallèlement, le développement de la coopération judiciaire internationale et des partenariats institutionnels est mis en avant pour faire face à la complexification des formes de criminalité, notamment transfrontalière.
Un effort particulier sera également consacré à la communication institutionnelle. Il vise à renforcer la lisibilité des actions du ministère public et à améliorer son interaction avec l’opinion publique.
Mise en œuvre et suivi
Chacun des trente chantiers opérationnels est assorti d’indicateurs de suivi précis. Cette approche vise à inscrire l’action du ministère public dans une dynamique d’amélioration continue, avec des résultats mesurables. Le plan ambitionne de consolider les acquis et d’accompagner les transformations nécessaires au bon fonctionnement de la justice.
La présidence du ministère public entend ainsi consolider le rôle de l’institution au sein de l’architecture judiciaire nationale. Le plan 2026-2028 se présente comme une feuille de route pour une justice modernisée, transparente et orientée vers les résultats.
La mise en œuvre des différentes mesures débutera progressivement à partir de 2026. Les premiers bilans d’étape sur l’avancement des chantiers opérationnels sont attendus au cours de l’année 2027, permettant d’ajuster si nécessaire les actions engagées pour atteindre les objectifs fixés.
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