Les étudiants marocains confirment leur place de choix au sein des grandes écoles françaises les plus sélectives, selon un récent classement établi par le quotidien français Le Figaro. Ce palmarès, qui évalue les meilleures classes préparatoires étrangères pour intégrer l’École Polytechnique (X) en 2026, révèle une forte domination des établissements marocains, illustrant la solidité d’un système de formation exigeant.
Sur les dix meilleures prépas à l’étranger identifiées, sept sont marocaines. En tête du classement pour les filières scientifiques figure le lycée Mohammed VI d’excellence (Lydex) de Benguérir. Il est suivi par le Lycée Méditerranéen (Lymed) de Tétouan et le lycée Al Zahrawi de Rabat.
D’autres lycées marocains complètent ce Top 10. Il s’agit du lycée Moulay Driss de Fès, du lycée Ibn Timiya de Marrakech, du lycée Mohammed V et du lycée d’Excellence Mohammed VI de Casablanca, ainsi que du lycée Ibn Ghazi de Rabat. Tous affichent des taux d’intégration significatifs à l’École Polytechnique cette année.
Leadership confirmé dans les filières économiques
Les établissements marocains maintiennent également leur avance dans les filières économiques et commerciales. Pour la voie générale (ECG), le groupe scolaire La Résidence de Casablanca occupe la première place. Les prépas de La Résidence Bouskoura à Casablanca et du lycée Ibn Ghazi à Rabat se classent respectivement deuxième et troisième.
Dans la voie technologique (ECT), l’ESTEM de Casablanca arrive en tête. Elle est suivie par les classes préparatoires du groupe scolaire La Résidence et de La Résidence Bouskoura.
Les clés d’une réussite systémique
Cette performance s’appuie sur un système de classes préparatoires (CPGE) marocain sélectif et rigoureux. Près de 10 000 élèves, choisis parmi les meilleurs, y sont formés chaque année à l’endurance intellectuelle et à la préparation aux concours français.
Yasser Oufqir, étudiant en deuxième année à l’École Polytechnique et ancien élève du Lydex, attribue sa réussite à cette formation. « La clé de réussite a été surtout la rigueur acquise en prépa, la constance dans le travail, et la préparation spécifique aux concours », a-t-il déclaré à la MAP. Il souligne également l’importance d’un environnement orienté vers l’excellence et d’une forte culture de travail.
Pour lui, les atouts des étudiants marocains résident dans une formation solide, une persévérance affirmée et une véritable ambition. « Les prépas marocaines sont un excellent tremplin aux concours français et sont assez réputées et expérimentées », a-t-il ajouté.
Ambitions et perspectives d’avenir
Interrogé sur ses projets, Yasser Oufqir a indiqué vouloir se spécialiser en physique quantique, avec l’objectif d’intégrer des entreprises de technologies quantiques. Il a également exprimé son intérêt pour une contribution future au développement du Maroc.
À l’intention des futurs candidats, il délivre un message encourageant. « Je leur dirais de ne pas s’autocensurer : ces écoles sont accessibles avec du travail, de la discipline et de la confiance en soi », a-t-il affirmé. Il les invite à viser haut, à rester réguliers dans leurs efforts et à ne pas se décourager face aux difficultés inhérentes à ce parcours.
Cette reconnaissance par un classement médiatique français confirme la capacité du système éducatif marocain à former des talents compétitifs à l’international. Elle met en lumière la trajectoire d’une génération d’étudiants qui s’impose durablement dans les institutions les plus prestigieuses.
La dynamique observée laisse présager une poursuite de cette excellence académique. La rigueur des CPGE marocaines et l’ambition des étudiants continuent de constituer des atouts majeurs pour les prochaines sessions de concours d’entrée aux grandes écoles françaises.
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