Tensions au Moyen-Orient : le gouvernement maintient le soutien au gaz butane et lance une aide directe aux transporteurs

Tensions au Moyen-Orient : le gouvernement maintient le soutien au gaz butane et lance une aide directe aux transporteurs

Le Premier ministre Aziz Akhannouch a présidé, lundi 30 mars à Rabat, la première réunion de la commission ministérielle chargée de suivre l’impact des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie marocaine. Cette instance, qui se réunira périodiquement, a pour mandat de prendre des mesures appropriées face à l’évolution de la situation internationale afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

Lors de cette réunion, les différents départements ministériels ont présenté des exposés sur les scénarios d’impact de cette crise et les moyens de préserver le pouvoir d’achat dans un contexte mondial marqué par des incertitudes persistantes. Plusieurs décisions concrètes ont été actées pour atténuer les effets de la flambée des prix internationaux de l’énergie.

Il a ainsi été décidé de maintenir le soutien de l’État au gaz butane, dont les prix sur le marché international ont augmenté de plus de 68% depuis le début de la crise au mois de mars. Cette mesure permet de préserver le prix actuel de la bonbonne de gaz pour les ménages marocains, sans augmentation.

Le gouvernement a également confirmé la poursuite du soutien aux tarifs de l’électricité afin de maintenir les prix en vigueur pour les consommateurs.

Soutien exceptionnel au secteur du transport

Face à la forte hausse des produits pétroliers sur les marchés internationaux et ses répercussions sur le marché national, la commission a acté le lancement du versement d’un soutien direct et exceptionnel aux professionnels du transport de marchandises et de personnes.

Cette aide financière couvrira la période du 15 mars au 15 avril 2023. Les demandes, déposées via une plateforme électronique dédiée, ont dépassé le nombre de 87 000.

Les catégories bénéficiaires de ce dispositif sont multiples. Elles incluent le transport public de voyageurs, le transport mixte en milieu rural, le transport de marchandises pour compte d’autrui, le transport de personnel, le transport scolaire, le transport touristique, les véhicules de remorquage, les taxis de première et deuxième catégories, ainsi que les bus de transport urbain.

L’objectif de cette mesure est double. Elle vise à assurer un approvisionnement régulier des marchés et à garantir la continuité des services de transport public aux tarifs actuels, sans augmentation pour les usagers. Les professionnels bénéficiaires devront s’engager à respecter les prix en vigueur pour le transport des personnes et des marchandises.

Composition de la commission

La réunion a rassemblé un large éventail de membres du gouvernement. Y ont pris part les ministres de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, de l’Équipement et de l’Eau, de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, de l’Industrie et du Commerce, du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, ainsi que celui de la Transition énergétique et du Développement durable.

Étaient également présents les ministres délégués chargés de l’Investissement, du Budget et des Relations avec le Parlement, ce dernier étant également porte-parole du gouvernement. Le secrétaire général du ministère du Transport et de la Logistique et le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable ont aussi participé aux travaux.

La commission ministérielle continuera de suivre de près l’évolution de la situation internationale et ses impacts économiques. Elle se réunira de manière périodique et chaque fois que nécessaire pour évaluer les mesures en place et en adopter de nouvelles si l’évolution du contexte l’exige. L’accent restera placé sur la protection du pouvoir d’achat des citoyens et la stabilité des prix des produits de première nécessité et des services essentiels.

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