Une vaste mobilisation est en cours dans les régions du Gharb et du Loukkos, suite aux inondations qui ont touché le Maroc. Les dernières évaluations font état de 105.000 hectares de terres agricoles sinistrées, selon les informations communiquées par le Ministère de l'Agriculture. En application des Hautes Instructions Royales relatives à l’accompagnement des populations affectées, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Mohamed Sadiki, a supervisé le lancement d’un plan d’urgence pour le secteur.
Ce plan vise à atténuer l’impact des intempéries sur les agriculteurs et à relancer l’activité agricole dans les zones touchées. Les dégâts concernent principalement les cultures en place, les infrastructures agricoles et les équipements d’irrigation. Les autorités ont immédiatement activé des cellules de crise pour coordonner les interventions sur le terrain.
Mesures immédiates et soutien aux agriculteurs
Le Plan de relance, présenté lors d’une réunion présidée par le ministre, comprend plusieurs axes prioritaires. L’accent est mis sur le drainage des eaux stagnantes pour permettre un ressuyage rapide des parcelles. Les services techniques du ministère sont mobilisés pour évaluer avec précision l’étendue des pertes au niveau de chaque exploitation.
Une aide d’urgence est prévue pour les agriculteurs sinistrés, incluant un soutien financier et la fourniture d’intrants agricoles essentiels. L’objectif est de permettre la reprise des activités dans les meilleurs délais et de sécuriser la prochaine campagne agricole. Les organismes de crédit agricole ont été invités à accompagner cette démarche par des mesures d’assouplissement.
Réhabilitation des infrastructures et perspectives
Au-delà de l’urgence, le plan prévoit un volet important consacré à la réhabilitation des infrastructures endommagées. Cela concerne les réseaux de drainage, les pistes agricoles et les systèmes d’irrigation. Les travaux devront restaurer la fonctionnalité de ces ouvrages, essentiels à la productivité du secteur.
Les experts du ministère analysent également les impacts à moyen terme sur la production nationale de certaines cultures, notamment les primeurs et les céréales. Cette évaluation permettra d’ajuster les stratégies de soutien et d’anticiper d’éventuels effets sur les marchés.
La situation est suivie de près par les autorités locales et les services déconcentrés du ministère, qui maintiennent un contact permanent avec les représentants des agriculteurs. Des équipes techniques sillonnent les zones sinistrées pour recenser les besoins et orienter les interventions.
Prochaines étapes et calendrier des actions
La mise en œuvre du plan de relance agricole se déroulera selon un calendrier précis. Les premières distributions d’aide et les travaux de drainage sont déjà engagés. Une commission de suivi a été instituée pour veiller à l’efficacité des actions et à la bonne allocation des ressources.
Dans les prochaines semaines, le ministère publiera un bilan détaillé des pertes et des indemnisations. L’objectif final est de garantir la résilience des exploitations familiales, qui constituent l’épine dorsale de l’agriculture dans ces régions fertiles, et de préserver la sécurité alimentaire du pays.
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