La Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité de Casablanca (RADEE) a achevé le déploiement de 27 stations monoblocs de traitement d’eau dans la région Casablanca-Settat. Cette opération, d’un coût global de 400 millions de dirhams, vise à sécuriser l’approvisionnement en eau potable des populations et à pallier les déficits hydriques.
Les installations, opérationnelles depuis le dernier trimestre, utilisent deux technologies principales. Il s’agit du dessalement de l’eau de mer et de la déminéralisation des eaux saumâtres prélevées dans les nappes phréatiques.
Ce programme s’inscrit dans le cadre du plan national de l’eau, qui prévoit des mesures urgentes pour faire face à la pression sur les ressources hydriques. La région, fortement peuplée et industrielle, connaît une demande croissante, accentuée par les épisodes de sécheresse récurrents.
Une réponse aux tensions sur la ressource
La mise en service de ces unités de production décentralisées permet de diversifier les sources d’approvisionnement. Elle réduit la dépendance aux barrages, dont les niveaux peuvent varier significativement.
Les stations sont réparties stratégiquement sur le territoire de la région, en particulier dans les zones périurbaines et les localités où le réseau principal est sous tension. Leur caractère modulaire, dit « monobloc », a permis une installation et une mise en service rapides.
Chiffres clés et technologies employées
L’investissement de 400 millions de dirhams a couvert l’acquisition des équipements, les travaux de génie civil, et les branchements aux réseaux existants. La capacité de production combinée de ces stations ajoute plusieurs milliers de mètres cubes d’eau potable par jour au système régional.
Le procédé de dessalement par osmose inverse est utilisé pour traiter l’eau de mer. Pour les eaux saumâtres, moins chargées en sel, la technique de déminéralisation par électrodialyse ou par d’autres membranes est privilégiée. Ces méthodes sont choisies en fonction de la qualité de l’eau brute disponible sur chaque site.
La gestion et la maintenance des installations sont assurées par les équipes techniques de la RADEE, avec le support des fournisseurs technologiques. Des contrôles de qualité réguliers sont effectués pour garantir la conformité de l’eau produite aux normes sanitaires nationales.
Impacts et perspectives
À court terme, ce projet améliore directement la résilience du système d’alimentation en eau potable. Il contribue à stabiliser la distribution, notamment durant les pics de consommation estivaux ou lors d’incidents sur les infrastructures principales.
Les autorités régionales indiquent que ce déploiement de stations monoblocs est une solution complémentaire aux grands projets structurants, comme les stations de dessalement de grande capacité. Il permet une réponse agile et locale aux besoins immédiats.
D’autres régions du Royaume, confrontées à des défis hydriques similaires, pourraient s’inspirer de ce modèle d’intervention. La flexibilité et le délai de réalisation relativement court sont des avantages fréquemment cités pour ce type d’infrastructures.
Les prochaines étapes concernent le suivi opérationnel rigoureux des performances et de la durabilité de ces unités. La RADEE prévoit également d’évaluer, à moyen terme, la nécessité d’étendre le parc ou d’augmenter les capacités de certaines stations en fonction de l’évolution démographique et climatique de la région.
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