Transition énergétique : 48,5 milliards de dirhams alloués aux plans régionaux pour l’efficacité et la décarbonation

Transition énergétique : 48,5 milliards de dirhams alloués aux plans régionaux pour l’efficacité et la décarbonation

Le gouvernement marocain a annoncé un investissement de 48,5 milliards de dirhams pour financer les plans régionaux d’efficacité énergétique et de décarbonation. Cette enveloppe budgétaire a été dévoilée par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, dans un contexte international qu’elle a elle même qualifié de « délicat » sur le plan géostratégique.

L’annonce intervient lors de la présentation des grandes lignes de la stratégie nationale dans ce domaine. L’objectif principal est d’accélérer la transition verte du Royaume en dotant chaque région d’un plan d’action concret et financé.

Un cadre stratégique national

Ces plans régionaux s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale globale pour la transition énergétique. Ils visent à décliner les objectifs nationaux à l’échelle territoriale, en tenant compte des spécificités et des potentiels de chaque région.

L’efficacité énergétique constitue un pilier central de cette approche. Elle concerne la réduction de la consommation d’énergie dans tous les secteurs, notamment l’industrie, le bâtiment et les transports.

La décarbonation, quant à elle, cible la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Elle passe par le développement des énergies renouvelables et la modernisation des processus industriels.

Mobilisation des financements

La somme de 48,5 milliards de dirhams représente un engagement financier substantiel de l’État. Elle doit permettre de lancer des projets structurants dans les douze régions du Maroc.

Ces fonds seront destinés à des investissements dans des infrastructures vertes. Ils financeront également des programmes de modernisation et d’accompagnement des acteurs économiques locaux.

Le mode de répartition entre les régions n’a pas été détaillé dans l’annonce initiale. Il devrait être fonction des besoins identifiés et du potentiel de chaque territoire.

Un contexte international complexe

La ministre a souligné que cette initiative marocaine se déploie dans un environnement mondial tendu. Les crises géopolitiques récentes ont affecté les marchés de l’énergie, rendant la sécurité d’approvisionnement plus cruciale que jamais.

Cette situation renforce, selon le ministère, la pertinence d’accélérer l’autonomie énergétique du pays. Le développement des énergies renouvelables locales est vu comme un facteur de résilience.

La transition énergétique est ainsi présentée comme une nécessité à la fois environnementale et économique. Elle doit concourir à la compétitivité future de l’économie marocaine.

Prochaines étapes et mise en œuvre

La phase opérationnelle va maintenant consister en l’élaboration détaillée de chaque plan régional. Les Conseils régionaux et les acteurs locaux seront associés à ce travail de concertation.

Un calendrier de déploiement devrait être communiqué prochainement par le ministère. Il précisera les échéances pour la finalisation des études et le lancement des premiers appels à projets.

Le suivi de la mise en œuvre et l’évaluation des résultats seront assurés par les services du ministère, en coordination avec les autorités régionales. Des indicateurs de performance seront définis pour mesurer l’impact des investissements sur la consommation énergétique et les émissions de carbone.

Les prochains mois seront consacrés à la finalisation des dispositifs de gouvernance et de financement. L’objectif est de permettre un démarrage effectif des projets sur le terrain dans un délai raisonnable, afin de concrétiser cette feuille de route ambitieuse pour la transition énergétique des territoires marocains.

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