Au 37e jour du conflit au Moyen-Orient, les tensions militaires et diplomatiques connaissent une escalade sur plusieurs fronts, du Golfe au Levant. Cette intensification intervient alors que l’ultimatum de 48 heures lancé par l’ancien président américain Donald Trump à l’Iran touche à sa fin, avec pour enjeu central la réouverture du détroit d’Ormuz, voie maritime cruciale pour les exportations pétrolières mondiales.
Dans le Golfe, plusieurs installations pétrolières ont été la cible d’attaques. Au Koweït, des drones attribués à l’Iran ont frappé des sites pétroliers, causant d’importants dégâts matériels et des incendies, selon la compagnie nationale. Aucune victime n’a été signalée. Les Émirats arabes unis ont également annoncé avoir intercepté des missiles et des drones, dont des débris ont provoqué un incendie sur un site pétrochimique à Abou Dhabi. À Bahreïn, une attaque de drone a déclenché un feu dans un réservoir de la compagnie pétrolière publique Bapco Energies, un incendie rapidement maîtrisé.
Négociations sur Ormuz et frappes en Iran
Dans ce contexte, Oman a fait état de discussions avec Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz. Des responsables des Affaires étrangères des deux pays auraient évoqué différentes options. Parallèlement, les frappes aériennes se poursuivent sur le territoire iranien. Cinq membres des Gardiens de la Révolution ont été tués dans le nord-ouest du pays lors de bombardements américano-israéliens.
Dans le sud-ouest de l’Iran, une opération de sauvetage américaine visant à récupérer un pilote dont l’avion s’était écrasé a coûté la vie à cinq personnes, selon Téhéran. Le pilote a été secouru et annoncé « sain et sauf » par le président américain, qui a qualifié cette mission de l’une des « plus audacieuses » de l’histoire militaire des États-Unis. Les autorités iraniennes affirment que cette opération, menée près d’Ispahan, a entraîné la destruction de plusieurs appareils militaires américains.
Escalade au Liban et exécutions en Iran
Le front libanais connaît aussi une recrudescence des violences. Une frappe israélienne sur la localité de Kfar Hatta, dans le sud du pays, a fait sept morts, dont six membres d’une même famille. D’autres bombardements ont visé une zone résidentielle au sud de Beyrouth. Face à cette situation, le président libanais Joseph Aoun a appelé à l’ouverture de négociations directes avec Israël pour éviter un scénario similaire à celui de la bande de Gaza.
De son côté, le Hezbollah a annoncé avoir tiré un missile de croisière vers un navire de guerre israélien au large du Liban, affirmant que ce dernier se préparait à attaquer le territoire libanais. Israël a confirmé avoir mené des frappes depuis ses unités navales en réponse. En Iran, les autorités ont procédé à l’exécution de deux hommes accusés d’avoir collaboré avec Israël et les États-Unis, dans un climat de forte tension interne.
Appels à la paix et ultimatum renouvelé
Le pape Léon XIV a lancé un appel solennel à la paix lors de sa bénédiction pascale. Il a exhorté les dirigeants à renoncer à la guerre et a dénoncé l’indifférence face aux milliers de victimes du conflit. Sur le plan politique, Donald Trump a durci le ton en renouvelant son ultimatum à l’Iran, des menaces qualifiées de « stupides » par Téhéran. Il a accordé 48 heures supplémentaires à l’Iran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit d’Ormuz, menaçant de « déchaîner les enfers » en cas de refus.
Les prochaines heures seront décisives pour l’évolution de la crise, avec l’échéance de l’ultimatum américain et la poursuite des pourparlers omano-iraniens sur le détroit d’Ormuz. La communauté internationale surveille également la possibilité d’une ouverture de négociations entre le Liban et Israël, tandis que les frappes et contre-attaques se poursuivent sur l’ensemble de la région.
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