Un avion de la compagnie easyJet a dû reporter son atterrissage à l’aéroport Paris-Orly dimanche en fin d’après-midi après que des tirs de mortiers d’artifice ont été observés à proximité des pistes. L’incident, survenu alors que l’appareil en provenance de Venise était en phase d’approche finale, a conduit à une manœuvre d’évitement et à la fermeture temporaire d’une piste, perturbant le trafic aérien sans faire de victimes.
Le pilote de l’Airbus A320 a pris la décision de remettre les gaz et d’effectuer un circuit d’attente après avoir repéré des lueurs et des fumées suspectes près de la zone d’atterrissage. Cette procédure de sécurité standard a permis de garantir l’intégrité de l’appareil, des 180 passagers et des six membres d’équipage. L’avion a finalement atterri sans incident sur une autre piste de l’aéroport parisien.
Une enquête ouverte pour identifier les auteurs
Une enquête a été immédiatement ouverte pour déterminer l’origine de ces tirs pyrotechniques. Les premières investigations des services de police et de la gendarmerie indiquent que les mortiers auraient été tirés depuis des zones résidentielles avoisinantes, plus précisément les communes d’Ablon-sur-Seine et de Villeneuve-le-Roi, situées en bordure de l’enceinte aéroportuaire.
Plusieurs témoins ont rapporté avoir vu plusieurs individus actionner des mortiers d’artifice depuis l’intérieur d’un véhicule, avant de prendre la fuite. À ce stade de l’enquête, aucun suspect n’a été interpellé. Les forces de l’ordre examinent les images de vidéosurveillance disponibles dans le périmètre pour identifier les auteurs de ces actes.
Impact sur le trafic aérien et procédures de sécurité
Cet épisode a entraîné la fermeture préventive de la piste sud d’Orly pendant près d’une heure et demie. Cette fermeture a provoqué des retours en attente pour plusieurs autres appareils et des retards modérés dans le programme des vols. La direction de l’aéroport et la tour de contrôle ont appliqué les protocoles de sécurité en vigueur en cas d’intrusion ou de menace à proximité immédiate des infrastructures.
La compagnie easyJet a confirmé que l’incident n’avait causé aucun dommage à l’avion et que la sécurité n’avait à aucun moment été compromise grâce à la réaction du commandant de bord. Elle a souligné que la priorité absolue restait la sécurité des passagers et de l’équipage, justifiant pleinement la manœuvre effectuée.
Un cadre juridique strict pour la sécurité aéroportuaire
Le survol et les abords immédiats des aéroports sont régis par une réglementation aéronautique très stricte en France. L’utilisation de dispositifs pyrotechniques, comme des mortiers d’artifice, à proximité d’une plateforme aéroportuaire constitue une infraction grave. Elle relève notamment du code de l’aviation civile et peut être qualifiée d’entrave au fonctionnement d’un aérodrome, un délit passible de sanctions pénales sévères.
Les services de l’État, notamment la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) et la préfecture de police, rappellent régulièrement l’interdiction absolue de tout lâcher de ballons, de drones ou d’utilisation de feux d’artifice dans les zones réglementées autour des aéroports, en raison des risques majeurs de collision ou de perturbation pour les avions.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour établir les circonstances exactes et les motivations de cet acte. Les prochaines étapes consistent à confirmer la trajectoire des projectiles, à identifier formellement les individus impliqués et à déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou prémédité. Les conclusions de l’enquête détermineront les suites judiciaires données à cette affaire.
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