Maroc Telecom a formalisé les contours de sa trajectoire de décarbonation, avec l’année 2026 constituant un jalon clé pour ses engagements climatiques et de durabilité. L’opérateur historique, qui ne disposait pas jusqu’à présent d’une feuille de route publique détaillée en la matière, a défini un plan structuré visant à réduire son empreinte carbone, selon des informations concordantes.
Cette initiative s’inscrit dans le contexte plus large de la stratégie nationale pour le développement durable et des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre du Royaume. Elle répond également aux attentes croissantes des investisseurs et des partenaires internationaux en matière de transparence environnementale.
Les piliers de la stratégie
La démarche de Maroc Telecom repose sur plusieurs axes principaux. Le premier concerne l’efficacité énergétique de ses infrastructures réseau, notamment ses centraux téléphoniques et ses stations de base. Des audits énergétiques et le déploiement de solutions techniques moins consommatrices d’énergie font partie des actions envisagées.
Le deuxième axe porte sur l’approvisionnement en énergie renouvelable. L’entreprise étudie les possibilités d’augmenter la part des énergies vertes, solaire et éolienne, dans son mix énergétique, que ce soit via des achats d’électricité propre ou l’installation de capacités de production dédiées.
Un troisième volet traite de l’optimisation de la logistique et de la flotte de véhicules. Des programmes visant à rationaliser les déplacements, à favoriser la mobilité électrique ou à faible émission sont à l’étude pour réduire l’impact carbone lié aux activités opérationnelles.
Un cadre en construction
La définition de cette trajectoire implique la mise en place d’un système de mesure et de reporting robuste. Maroc Telecom doit établir un bilan carbone précis de ses activités, servant de référence pour fixer des objectifs quantifiés et suivre les progrès accomplis.
La gouvernance de ce dossier a été renforcée au plus haut niveau de l’entreprise. La direction générale supervise directement le déploiement de la stratégie climat, en coordination avec les différentes entités opérationnelles du groupe, au Maroc et en Afrique subsaharienne.
Cette démarche s’aligne sur les standards internationaux en vigueur, tels que ceux définis par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD).
Contexte sectoriel et attentes
Le secteur des télécommunications, bien que moins intensif en carbone que d’autres industries, est un consommateur significatif d’énergie en raison de la nature de ses infrastructures. La digitalisation croissante de l’économie et l’explosion des données accentuent cette pression.
Les concurrents de Maroc Telecom, tant au niveau national qu’international, ont pour la plupart déjà communiqué sur leurs objectifs de neutralité carbone à moyen et long terme. La clarification de la trajectoire de l’opérateur marocain était donc attendue par les observateurs du marché.
Par ailleurs, les clients, entreprises et particuliers, sont de plus en plus sensibles à l’impact environnemental des services qu’ils consomment. Une politique climatique crédible peut devenir un facteur de différenciation et de fidélisation.
La mise en œuvre effective de ce plan aura des implications sur les investissements futurs de l’entreprise, orientant une partie des capitaux vers des technologies et des équipements plus sobres en carbone.
Les prochaines étapes pour Maroc Telecom consisteront à finaliser et à rendre publique l’intégralité de sa feuille de route bas carbone, avec des objectifs chiffrés et un calendrier précis. La publication d’un premier rapport dédié au climat, détaillant le bilan d’émissions et les actions engagées, est anticipée d’ici la fin de l’année 2024. La réalisation des premiers jalons concrets d’ici 2026 permettra d’évaluer l’avancement effectif de cette stratégie.
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