Paris, France. Le niveau de risque lié à l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) sur le territoire métropolitain français sera abaissé à partir du lundi 20 octobre 2025, passant de la catégorie « élevé » à « modéré », selon un arrêté publié dimanche 19 octobre au Journal officiel. Cette décision, prise par les autorités françaises, intervient en raison d’une amélioration notable de la situation sanitaire observée dans les élevages commerciaux et parmi l’avifaune sauvage.
Contexte réglementaire et catégories de risque
Le risque épizootique est officiellement classé en trois niveaux : « négligeable », « modéré » et « élevé ». Ce barème détermine les mesures de surveillance et de prévention applicables aux élevages de volailles et aux détenteurs d’oiseaux captifs non commerciaux. Depuis le 17 octobre 2024, le niveau de risque en France était fixé à « élevé », le plus haut échelon, entraînant notamment le confinement obligatoire des volailles dans les zones à risque.
Amélioration de la situation sanitaire
L’arrêté indique que l’abaissement du niveau de risque est motivé par une amélioration de la situation sanitaire dans les élevages et une diminution des cas d’infection chez les oiseaux sauvages. Le niveau « modéré » permet un allègement des mesures de surveillance, tout en maintenant une vigilance renforcée. Ce passage au niveau supérieur, en octobre 2024, était intervenu plus tôt que les saisons précédentes, où il n’était généralement activé qu’en novembre, voire en décembre.
Données épidémiologiques récentes
Selon un point du ministère français de l’Agriculture arrêté au 16 avril 2025, depuis août 2024, 121 foyers d’infection par le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène ont été recensés en France dans des élevages commerciaux. À ces cas s’ajoutent 30 foyers identifiés dans des basses-cours et chez des oiseaux captifs non commerciaux. Ces chiffres, bien que significatifs, montrent une tendance à la baisse par rapport aux pics épidémiques des mois précédents.
Implications pour les professionnels et les éleveurs
Le passage au niveau modéré allège certaines contraintes, notamment celles liées au confinement des volailles dans les zones à risque, mais les mesures de biosécurité restent en vigueur. Les éleveurs doivent continuer à respecter les protocoles de surveillance et de déclaration de tout cas suspect. Les autorités rappellent que la vigilance doit rester de mise, car le risque de réintroduction du virus par les oiseaux migrateurs demeure présent.
Perspectives et prochaines étapes
Ce nouvel arrêté est en vigueur à compter de lundi. Les autorités sanitaires françaises continueront de surveiller l’évolution de la situation épidémiologique, tant dans les élevages que dans la faune sauvage, et pourront ajuster le niveau de risque en fonction des données recueillies. Le prochain bilan officiel du ministère de l’Agriculture est attendu dans les semaines à venir, et des décisions ultérieures pourraient être prises si la situation sanitaire devait se dégrader.
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