La Banque mondiale estime que le Maroc pourrait créer 1,7 million d’emplois d’ici 2035

La Banque mondiale estime que le Maroc pourrait créer 1,7 million d’emplois d’ici 2035

La Banque mondiale a publié une analyse selon laquelle le Maroc pourrait générer 1,7 million d’emplois supplémentaires d’ici 2035, à condition d’adopter des réformes structurelles ciblées. L’institution financière internationale souligne que le royaume dispose de bases macroéconomiques solides, mais que son modèle de croissance actuel ne parvient pas encore à répondre aux besoins d’une population active en expansion.

Selon le rapport, le taux de chômage au Maroc reste élevé, particulièrement chez les jeunes et les femmes. La Banque mondiale précise que pour atteindre cet objectif de création d’emplois, le pays doit diversifier son économie et améliorer la compétitivité de ses secteurs productifs.

Des réformes structurelles nécessaires

L’étude identifie plusieurs leviers d’action. Le premier concerne l’amélioration du climat des affaires pour stimuler l’investissement privé. La Banque mondiale recommande également de renforcer l’adéquation entre la formation professionnelle et les besoins du marché du travail.

Le rapport insiste sur l’importance de soutenir les petites et moyennes entreprises, qui constituent le principal moteur de l’emploi dans l’économie marocaine. Des mesures de simplification administrative et d’accès au financement sont jugées prioritaires.

Un défi démographique et social

La population active marocaine devrait continuer de croître dans les années à venir. La Banque mondiale estime que le pays doit créer en moyenne 250 000 emplois par an pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail et réduire le chômage existant.

Les secteurs identifiés comme porteurs incluent l’industrie manufacturière, les services à forte valeur ajoutée, le tourisme et les technologies de l’information. L’agriculture, bien qu’importante, ne pourra à elle seule répondre à la demande d’emplois.

Un contexte macroéconomique favorable mais insuffisant

La Banque mondiale reconnaît les progrès accomplis par le Maroc en matière de stabilité macroéconomique, avec une inflation maîtrisée et des réserves de change suffisantes. Cependant, elle souligne que ces atouts ne se traduisent pas encore en créations d’emplois massives.

L’institution appelle à une accélération des réformes, notamment dans le domaine de l’éducation et de la formation, pour doter les jeunes des compétences recherchées par les employeurs. La transition vers une économie plus verte et numérique est également présentée comme une opportunité majeure.

Le rapport conclut que sans ces changements structurels, le Maroc risque de voir le chômage persister et les inégalités sociales se creuser. La Banque mondiale se tient prête à accompagner le royaume dans la mise en œuvre de ces réformes, en apportant une assistance technique et financière.

Les autorités marocaines n’ont pas encore officiellement réagi à cette analyse, mais des sources proches du ministère de l’Économie indiquent que plusieurs des recommandations sont déjà en cours d’examen dans le cadre du nouveau modèle de développement national.

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