Hantavirus : l’OMS juge le risque de propagation mondiale « absolument faible »

Hantavirus : l’OMS juge le risque de propagation mondiale « absolument faible »

Genève, Suisse – L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé, vendredi, que le risque d’une propagation du Hantavirus à l’échelle planétaire demeure « absolument faible ». Cette déclaration intervient alors que le virus, responsable de maladies graves, suscite une attention renouvelée dans plusieurs régions.

Interrogé par la presse à Genève, le porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier, a précisé : « Il s’agit d’un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population en général reste quant à lui extrêmement faible ». Cette mise au point vise à rassurer les autorités sanitaires et le grand public sur la nature localisée des infections.

Un virus à transmission principalement animale

Le Hantavirus se transmet essentiellement par contact direct avec les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés, principalement certains types de campagnols et de rats. Contrairement à d’autres pathogènes respiratoires, il ne se propage pas facilement d’humain à humain. Les cas humains restent rares et sporadiques, même dans les zones où le virus est endémique.

Selon les données de l’OMS, les foyers d’infection se concentrent historiquement en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, où le virus peut provoquer le syndrome pulmonaire à Hantavirus (SPHV), une maladie souvent mortelle. En Asie et en Europe, des souches différentes, comme le virus Hantaan ou le virus Dobrava, sont associées à la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR).

Aucune menace pour le Maroc à ce stade

Pour le Maroc, les autorités sanitaires nationales n’ont pas signalé de cas humain d’infection au Hantavirus ces dernières années. Les conditions climatiques et environnementales du pays ne favorisent pas la prolifération des rongeurs porteurs du virus dans les zones densément peuplées. Néanmoins, la surveillance épidémiologique reste active, dans le cadre des systèmes de veille sanitaire internationaux.

L’OMS rappelle que la meilleure prévention consiste à éviter tout contact avec les rongeurs sauvages ou leurs déjections, notamment dans les zones rurales ou forestières. Des mesures simples, comme le port de gants lors du nettoyage de greniers ou de hangars, l’aération des locaux fermés et le scellement des points d’entrée des rongeurs, sont recommandées.

Un risque global maîtrisé

L’agence onusienne souligne que, malgré la dangerosité du virus pour les individus infectés, la faible contagiosité interhumaine et la rareté des contacts infectants limitent fortement le potentiel de pandémie. Aucun cas de transmission interhumaine soutenue n’a été documenté pour les souches actuellement en circulation.

Des experts indépendants estiment que les craintes d’une crise sanitaire mondiale liée au Hantavirus sont infondées. La vigilance reste toutefois de mise dans les zones endémiques, où des programmes de contrôle des populations de rongeurs sont en place.

Dans les semaines à venir, l’OMS prévoit de publier une mise à jour de ses recommandations techniques pour les pays où le virus est détecté, notamment en matière de diagnostics rapides et de protocoles de prise en charge. Aucune alerte sanitaire internationale n’est actuellement déclarée.

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