Abdessamad Senhaji Rhazi explore les racines et la richesse du patrimoine géologique marocain

Abdessamad Senhaji Rhazi explore les racines et la richesse du patrimoine géologique marocain

L’écrivain et chercheur Abdessamad Senhaji Rhazi a présenté une réflexion approfondie sur le lien entre l’homme et l’univers lors d’une conférence organisée à Rabat le 12 mars 2025. Il a affirmé que le Maroc constitue une véritable « mémoire de la Terre », en raison de sa diversité géologique et de la richesse de son patrimoine naturel.

« L’homme est lié à l’univers par son origine atomique, à la vie par son origine chimique et à la société par son identité culturelle », a déclaré Senhaji Rhazi. Cette citation a servi de point de départ à son intervention devant un public composé de chercheurs, d’étudiants et de représentants d’institutions culturelles.

Un héritage géologique exceptionnel

L’auteur a souligné que le sous-sol marocain recèle des traces de plusieurs ères géologiques, allant du Précambrien à l’ère quaternaire. Il a cité l’exemple des montagnes de l’Atlas, qui renferment des fossiles marins et des formations rocheuses uniques au monde.

Selon lui, ces vestiges permettent de retracer l’évolution de la planète sur des centaines de millions d’années. Senhaji Rhazi a insisté sur la nécessité de préserver ces sites pour les générations futures et pour la recherche scientifique internationale.

Une identité culturelle enracinée

Senhaji Rhazi a également établi un parallèle entre la mémoire géologique et la mémoire culturelle du Maroc. Il a rappelé que les communautés locales, notamment dans les régions de l’Anti-Atlas et du Sahara, ont développé des savoir-faire adaptés à leur environnement.

Ces traditions, a-t-il expliqué, témoignent d’une interaction harmonieuse entre l’homme et la nature. L’écrivain a appelé à une meilleure valorisation de ce patrimoine immatériel, qui contribue à l’identité nationale.

Des implications pour la recherche et le tourisme

L’intervention de Senhaji Rhazi s’inscrit dans le cadre d’un cycle de conférences organisé par le ministère de la Culture marocain. Plusieurs experts présents ont salué l’initiative, estimant qu’elle pourrait renforcer la coopération entre géologues, historiens et anthropologues.

Des discussions sont en cours pour intégrer certains sites géologiques marocains dans le réseau mondial des géoparcs de l’UNESCO. Cette reconnaissance faciliterait la protection des zones concernées et offrirait des opportunités pour le tourisme scientifique et éducatif.

Le ministère a annoncé qu’un rapport détaillé sera publié d’ici la fin du mois de mai. Ce document devrait dresser un inventaire des principaux sites identifiés par les chercheurs et proposer des mesures concrètes pour leur conservation.

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