Création d’entreprises au Maroc : plus de 42.900 nouvelles sociétés enregistrées à fin mai 2026

Création d’entreprises au Maroc : plus de 42.900 nouvelles sociétés enregistrées à fin mai 2026

Rabat, Maroc — L’activité entrepreneuriale maintient un rythme soutenu au Maroc, selon les dernières statistiques officielles. L’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) a fait état de 42.905 nouvelles entreprises créées durant les cinq premiers mois de l’année 2026.

Ce chiffre, qui couvre la période allant de janvier à mai 2026, reflète une dynamique continue dans le tissu économique national. Les données proviennent du registre central des entreprises, géré par l’OMPIC, et concernent l’ensemble des formes juridiques, y compris les sociétés anonymes, les SARL et les entreprises individuelles.

Répartition sectorielle et régionale

Les secteurs du commerce, des services et du bâtiment restent les principaux moteurs de cette création d’entreprises. Le commerce de détail et de gros représente environ 35 % des immatriculations, tandis que les services aux entreprises et aux particuliers comptent pour près de 30 %.

Sur le plan géographique, la région de Casablanca-Settat concentre la part la plus importante des nouvelles sociétés, suivie par Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Les villes de Marrakech, Fès et Agadir enregistrent également une activité notable.

Contexte économique et mesures de soutien

Cette progression intervient dans un contexte marqué par la poursuite des réformes visant à améliorer le climat des affaires. Les autorités marocaines ont mis en place plusieurs dispositifs pour faciliter la création d’entreprises, notamment la digitalisation des procédures auprès des centres régionaux d’investissement.

En 2025, le Maroc avait enregistré plus de 100.000 créations d’entreprises sur l’ensemble de l’année, un record historique. Les données provisoires pour 2026 suggèrent une tendance similaire, avec une moyenne mensuelle supérieure à 8.500 nouvelles sociétés.

Le gouvernement a également lancé des programmes d’appui aux startups et aux très petites entreprises, avec des financements via la Caisse centrale de garantie et des exonérations fiscales temporaires pour les nouvelles structures.

Défis et perspectives

Malgré une dynamique positive, le taux de survie des entreprises à trois ans reste un enjeu. Selon des études du Haut-Commissariat au Plan, environ 60 % des nouvelles sociétés maintiennent leur activité après trois ans, un chiffre qui s’améliore progressivement.

L’accès au financement et la concurrence informelle constituent les principaux obstacles évoqués par les entrepreneurs. Les autorités travaillent à renforcer les mécanismes de financement participatif et à simplifier davantage les démarches administratives.

Les prochains mois devraient confirmer cette orientation, avec la poursuite du déploiement des guichets uniques numériques et l’extension des mesures d’accompagnement dans les régions moins dynamiques. L’OMPIC publiera les données actualisées pour le premier semestre 2026 en juillet prochain.

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