La production totale d’électricité au Canada a enregistré une baisse au mois de janvier dernier, selon les données officielles publiées par Statistique Canada. L’agence fédérale rapporte une production de 65,2 millions de mégawattheures (MWh) pour le premier mois de l’année, ce qui représente un recul de 2,3% par rapport au niveau observé en janvier 2025.
Cette diminution globale s’explique principalement par des baisses significatives dans les filières de production renouvelable et nucléaire. La production hydroélectrique, source majeure d’électricité au Canada, a chuté de 6,5% pour s’établir à 36,8 millions de MWh. Parallèlement, la production d’origine nucléaire a diminué de 5,4%, atteignant 7,4 millions de MWh.
Ces reculs ont été partiellement compensés par une augmentation marquée de la production à partir de sources combustibles, principalement le gaz naturel et le charbon. Cette filière a connu une hausse de 9,8% pour atteindre un niveau record de 15,1 millions de MWh, comme l’a souligné l’institut national de la statistique.
La situation en Ontario
L’augmentation de la production à partir de sources combustibles a été particulièrement notable dans la province de l’Ontario. Cette dernière a enregistré une hausse de 29,4% dans ce secteur. Cette croissance a servi à compenser deux facteurs concomitants.
D’une part, elle a pallié la réduction de la production nucléaire dans la province, qui a baissé de 5,8%. Cette baisse est directement liée à des travaux de réfection et d’entretien programmés sur plusieurs unités de réacteurs. D’autre part, elle a répondu à une demande d’électricité plus élevée en raison de températures sensiblement plus froides qu’en janvier de l’année précédente.
Contexte énergétique canadien
Le Canada possède un mix électrique diversifié, dominé historiquement par l’hydroélectricité, notamment dans des provinces comme le Québec et la Colombie-Britannique. Le nucléaire constitue également une source importante, particulièrement en Ontario. Les sources combustibles fossiles représentent une part variable selon les régions, souvent utilisées comme appoint pour répondre aux pics de demande ou compenser les intermittences d’autres sources.
Les fluctuations mensuelles de la production sont influencées par plusieurs variables. Parmi elles figurent les conditions hydrologiques pour l’hydroélectricité, les calendriers de maintenance des centrales nucléaires et thermiques, ainsi que les variations climatiques qui impactent la demande des consommateurs, notamment pour le chauffage.
Perspectives et implications
Les données de janvier illustrent la sensibilité du système électrique canadien à des facteurs opérationnels et climatiques. La baisse de la production hydroélectrique pourrait être liée à des conditions hydriques moins favorables ou à des réservoirs en phase de remplissage après la période hivernale. La dépendance accrue aux combustibles fossiles pour assurer la sécurité d’approvisionnement pendant cette période soulève des questions concernant les émissions de gaz à effet de serre du secteur.
Statistique Canada publie ces données dans le cadre de son programme régulier de suivi de la production d’énergie. Elles font partie d’une série statistique plus large qui permet d’analyser les tendances du secteur à moyen et long terme. Les prochains rapports mensuels permettront de déterminer si les tendances observées en janvier se confirment ou s’inversent au cours du premier trimestre.
Les autorités provinciales, responsables de la gestion du réseau électrique sur leur territoire, surveillent de près ces évolutions. La planification des travaux de maintenance et les investissements dans les infrastructures de production visent à garantir la stabilité du réseau tout au long de l’année, y compris pendant les périodes de forte demande.
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