L’Iran rejette une proposition de cessez-le-feu et exige une fin définitive du conflit

L’Iran rejette une proposition de cessez-le-feu et exige une fin définitive du conflit

L’agence de presse officielle iranienne Irna a rapporté lundi que Téhéran avait rejeté une proposition de cessez-le-feu avec les États-Unis et Israël, transmise par l’intermédiaire du Pakistan. Selon l’agence, l’Iran a fait parvenir sa réponse en dix points à Islamabad, insistant sur la nécessité d’une résolution permanente du conflit plutôt que sur une simple trêve temporaire.

Cette annonce intervient dans un contexte de 38 jours de guerre, déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, qui riposte par des frappes ciblant l’ensemble du Moyen-Orient. Plusieurs pays, dont le Pakistan, tentent actuellement de trouver une issue diplomatique à cette escalade régionale.

Les exigences iraniennes

Dans sa réponse, l’Iran a formulé plusieurs conditions préalables à tout règlement. Irna indique que Téhéran exige la fin définitive des conflits dans la région, l’établissement d’un protocole pour un passage sécurisé à travers le détroit d’Ormuz, ainsi que la reconstruction des infrastructures et la levée des sanctions internationales pesant sur le pays.

Le détroit d’Ormuz, voie maritime cruciale pour l’approvisionnement mondial en pétrole, est au cœur des tensions. Le New York Times, citant deux responsables iraniens anonymes, a précisé lundi soir que l’Iran demandait également des garanties contre de futures attaques et la fin des frappes israéliennes sur le Hezbollah au Liban sud.

Une contre-proposition économique

En échange de ces garanties, l’Iran se serait dit prêt à lever le blocus du détroit d’Ormuz. Une proposition détaillée évoque l’imposition d’un droit de passage de deux millions de dollars par navire. Ces revenus seraient partagés avec le sultanat d’Oman, situé de l’autre côté du détroit.

La part iranienne de ces fonds serait spécifiquement allouée à la reconstruction des infrastructures détruites par les frappes israélo-américaines. L’Iran opterait ainsi pour ce mécanisme de financement plutôt que pour une demande de compensations financières directes.

La réaction américaine

Le président américain Donald Trump a réagi à cette initiative lundi. Il l’a qualifiée d’« étape très importante » tout en jugeant qu’elle n’était « pas encore assez bien pour la soutenir ». Lors d’une conférence de presse, il a réitéré un ultimatum adressé à Téhéran, incluant la réouverture du détroit d’Ormuz, qui expire mardi à 20h00 (00h00 GMT).

M. Trump a assuré être prêt à détruire l’Iran « entier en une seule nuit » si ses exigences n’étaient pas satisfaites. Il a affirmé que les États-Unis avaient la capacité de détruire les ponts et centrales électriques du pays « en quatre heures ».

Perspectives et prochaines étapes

Le rejet clair de la proposition de cessez-le-feu par l’Iran et le maintien de l’ultimatum américain créent une impasse diplomatique critique. La communauté internationale observe désormais l’échéance de mardi soir fixée par Washington. Les efforts de médiation, notamment ceux du Pakistan, se poursuivent dans un contexte de forte incertitude, alors que la stabilité régionale et la sécurité des voies maritimes internationales sont en jeu.

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