Une délégation ministérielle marocaine de haut niveau, conduite par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, s’est rendue au Caire pour la première session de la Commission de coordination et de suivi au niveau des chefs de gouvernement entre le Maroc et l’Égypte. Cette rencontre, qui s’est tenue en présence du ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita et de son homologue égyptien Badr Abdelatty, avait pour objectif principal de renforcer l’intégration économique bilatérale et de développer des mécanismes de coopération durables.
Les deux parties ont salué la profondeur des liens fraternels unissant les deux pays et se sont félicitées de la dynamique positive de leurs relations dans divers domaines. Cette volonté commune s’est traduite par la signature d’une série de mémorandums d’entente et d’accords de coopération couvrant plusieurs secteurs vitaux.
Convergence politique et soutien mutuel
Les discussions ont également porté sur des questions régionales d’intérêt commun, dans un contexte marqué par des tensions. Les développements de la question palestinienne, ainsi que les crises au Soudan et en Libye, ont été abordés. Aziz Akhannouch et le Premier ministre égyptien Moustafa Madbouli ont réitéré l’importance d’une coordination étroite pour contribuer à la sécurité et à la stabilité régionales.
L’unité des positions sur les questions de sécurité nationale arabe a été réaffirmée. Le communiqué conjoint publié à l’issue des travaux a notamment réitéré le soutien constant de l’Égypte au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, soulignant la convergence politique historique entre les deux capitales.
Le défi du rééquilibrage économique
Sur le plan économique, les deux pays ont reconnu que le potentiel des échanges n’était pas encore pleinement exploité. Le volume des échanges commerciaux peine à dépasser le milliard de dollars et présente un déséquilibre structurel, étant largement dominé par les exportations égyptiennes.
Pour inverser cette tendance, Aziz Akhannouch a appelé à une hausse rééquilibrée du volume et de la valeur des échanges. Il a exhorté à la levée des entraves administratives pour fluidifier la circulation des marchandises et favoriser les flux d’investissements dans les deux sens.
Secteurs porteurs et complémentarités
Le secteur agricole a été identifié comme un domaine de synergie prioritaire. Le ministre marocain de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a souligné la nécessité d’une complémentarité accrue face aux défis climatiques, notamment dans la production de semences résilientes et les techniques d’irrigation innovantes.
De son côté, le ministre égyptien de l’Agriculture, Alaa Farouk, a qualifié la coopération avec le Maroc de pilier fondamental de la stratégie d’expansion des partenariats arabo-africains de l’Égypte. Il a exprimé l’intérêt de son pays pour l’expertise marocaine dans l’économie bleue et le développement des chaînes de valeur de la pêche maritime.
Les deux gouvernements ont insisté sur leur volonté commune de poursuivre le renforcement de leurs partenariats, dans l’intérêt mutuel de leurs peuples. La prochaine session de cette commission de coordination et de suivi devrait se tenir au Maroc, selon le principe de l’alternance, pour faire le point sur la mise en œuvre des accords signés et poursuivre le dialogue sur les dossiers stratégiques communs.
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