Deux conventions de coopération ont été signées, mardi 14 avril à Marrakech, entre le ministère marocain du Transport et de la Logistique et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Ces accords, conclus en marge de l’ouverture du symposium mondial de l’OACI sur la mise en œuvre (GISS 2026), visent à renforcer les capacités de formation et d’innovation dans le secteur de l’aviation civile, tant au niveau national qu’international.
Le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, et le secrétaire général de l’OACI, Juan Carlos Salazar, ont paraphé les deux documents. Le premier accord établit un programme international de formation triennal pour les inspecteurs de l’aviation civile des États membres, avec une attention particulière portée aux pays en développement.
Ce programme, qui débutera cette année, a pour objectif de former environ 100 inspecteurs annuellement. Les domaines de formation couvriront les opérations aériennes, la navigabilité des aéronefs, la sûreté, la navigation aérienne, les enquêtes sur les accidents et le transport aérien, le tout conforme aux normes de l’OACI.
Détails du programme de formation
Les sessions se dérouleront sur le territoire marocain, en présentiel ou en format hybride, et seront dispensées en français et en anglais. L’OACI assurera la gestion opérationnelle du programme, incluant la communication avec les États membres et le traitement des demandes de subvention. De son côté, le ministère marocain prendra en charge le financement et mettra à disposition les infrastructures et équipements nécessaires.
Cette initiative est présentée comme une étape stratégique pour consolider la position du Royaume en tant que pôle régional de formation et pour développer une expertise internationale au service de la sécurité aérienne mondiale.
Renforcement du système aérien national
La seconde convention signée entre les deux parties a pour objectif de renforcer le système aérien marocain en améliorant les capacités de facilitation et de sécurité, en alignement avec les standards internationaux. En matière de facilitation, le projet vise à optimiser le traitement des flux de passagers et la gestion des frontières, en mettant l’accent sur l’évaluation des risques pour certaines catégories de voyageurs.
Il s’agira également d’améliorer les procédures pour garantir que les impératifs de sécurité n’entravent pas la fluidité du trafic, en recherchant un équilibre entre contrôle et confort des passagers.
Concernant la sûreté aérienne, le projet aborde des domaines spécifiques tels que l’inspection des personnes bénéficiant de privilèges spéciaux, y compris les diplomates, conformément aux conventions internationales. L’accord prévoit aussi le renforcement de la sécurité des marchandises sensibles et le développement de mesures de cybersécurité pour protéger les systèmes aéronautiques et les données.
Contexte du symposium et autres annonces
Ces signatures ont eu lieu lors de la cérémonie d’ouverture de la cinquième édition du ICAO Global Implementation Support Symposium (GISS 2026), qui se tient à Marrakech du 14 au 16 avril. Placé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cet événement est organisé par le ministère en partenariat avec l’OACI autour du thème « Solutions régionales, bénéfices mondiaux ».
D’autres annonces ont marqué la séance d’ouverture. Un accord a été signé entre la République d’Azerbaïdjan et le Groupe Silk Way concernant la transition vers des aéroports écologiques et la conformité du développement aéroportuaire aux normes environnementales de l’OACI. Par ailleurs, la République du Nigeria s’est vue remettre son Plan directeur de l’aviation civile, une feuille de route à long terme pour le développement de son secteur aérien.
Le Royaume-Uni a également annoncé une contribution volontaire substantielle destinée à renforcer les programmes de sécurité et de formation de l’OACI, à soutenir sa transformation numérique et à développer les compétences en leadership.
Perspectives et prochaines étapes
La mise en œuvre du programme de formation des inspecteurs débutera dans le courant de l’année 2026, avec une première cohorte attendue au Maroc. Les évaluations par des experts et la participation des parties prenantes locales seront engagées prochainement pour concrétiser les projets de facilitation et de sûreté prévus dans le second accord. Ces initiatives doivent, à terme, soutenir les objectifs stratégiques du Maroc dans le secteur aérien et renforcer sa position de leader régional, tout en contribuant à l’amélioration des standards de sécurité aérienne à l’échelle internationale.
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