Coupe du monde 2030 : la fédération espagnole de football reconnaît la puissance du dossier marocain

Coupe du monde 2030 : la fédération espagnole de football reconnaît la puissance du dossier marocain

À quatre ans de la Coupe du monde 2030, la compétition entre le Maroc et l’Espagne pour l’organisation de la finale suscite des tensions croissantes au sein des instances footballistiques. La Fédération espagnole de football (RFEF) a officiellement appelé à une réaction coordonnée face à la montée en puissance du dossier marocain, jugé de plus en plus solide et crédible.

Cette déclaration a été faite lors d’un forum consacré aux enjeux de la candidature ibérique, le 25 mars 2025 à Madrid. Le président de la RFEF, Luis Rubiales, a souligné que le Maroc avait considérablement renforcé son infrastructure sportive et ses capacités logistiques depuis l’attribution conjointe du Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal.

Un dossier marocain jugé très compétitif

Selon des sources proches de la fédération espagnole, les responsables ibériques estiment que le Maroc dispose désormais d’un argumentaire technique et diplomatique qui pourrait lui permettre de décrocher la finale, traditionnellement attribuée à un pays organisateur majeur. Le royaume chérifien a en effet investi massivement dans la construction de stades modernes, de réseaux de transport et d’hôtels de haute capacité, conformément aux exigences de la FIFA.

Lors de ce forum, plusieurs intervenants ont noté que le Maroc avait su mobiliser un soutien politique fort de la part des instances africaines et arabes, ce qui renforce sa position dans les négociations. La candidature marocaine bénéficie également de l’expérience acquise lors de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et de la Coupe du monde des clubs 2022.

Réactions et implications diplomatiques

La prise de position de la RFEF intervient dans un contexte où les relations entre Rabat et Madrid sont marquées par une coopération accrue depuis 2022, mais aussi par des rivalités historiques sur les plans sportif et territorial. Plusieurs analystes estiment que l’attribution de la finale à l’un ou l’autre pays pourrait avoir des répercussions symboliques importantes pour l’image de marque des deux nations.

De son côté, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) n’a pas encore officiellement commenté ces déclarations. Cependant, des sources informées indiquent que le Maroc maintient sa revendication à organiser la finale, conformément à l’accord tripartite signé en 2023 entre les trois fédérations. Cet accord prévoit une répartition équitable des matchs, sans préciser le lieu de la finale.

Prochaines étapes formelles

Le comité d’organisation conjoint doit soumettre un calendrier détaillé à la FIFA d’ici la fin de l’année 2025. La décision finale concernant le lieu de la finale sera prise par le Conseil de la FIFA, probablement en 2026, après examen des dossiers techniques et des garanties offertes par chaque pays candidat.

Les experts prévoient des discussions intenses dans les mois à venir, chaque partie cherchant à démontrer sa capacité à accueillir le match le plus prestigieux du tournoi. Le Maroc, fort de ses réalisations récentes et de son ancrage africain et arabe, entend jouer un rôle central dans l’organisation de cette première Coupe du monde à trois continents.

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