Litige foncier à Marrakech : Fatima Zahra El Mansouri engage des poursuites judiciaires

Litige foncier à Marrakech : Fatima Zahra El Mansouri engage des poursuites judiciaires

Le contentieux foncier qui oppose la maire de Marrakech, Fatima Zahra El Mansouri, à un média électronique prend une nouvelle tournure judiciaire. L’élue a annoncé, par un communiqué officiel, avoir déposé une plainte contre le site en question pour diffusion répétée d’informations qu’elle qualifie de « fausses ».

Origine du litige et accusations

Selon le communiqué signé par Fatima Zahra El Mansouri et plusieurs membres de sa famille, les allégations portent sur un dossier foncier situé dans la zone de Tassoultante, près de Marrakech. Les mêmes accusations avaient déjà été formulées par le passé, et la maire affirme y avoir répondu par des clarifications détaillées, en rejetant « catégoriquement toute base légale ou factuelle » aux éléments avancés.

Le texte précise que le choix de ne pas saisir immédiatement la justice relevait d’une volonté d’apaisement et d’un sens des responsabilités, dans l’espoir que les publications cessent d’elles-mêmes.

Décision de poursuivre

La persistance de la publication des informations contestées, ainsi que leur reprise par d’autres relais, a finalement conduit la maire à engager une action en justice. Cette procédure vise à la fois les auteurs des contenus initiaux et ceux qui les ont diffusés.

Fatima Zahra El Mansouri insiste sur le fait que toute indemnisation éventuellement accordée par le tribunal sera reversée à une œuvre caritative. Elle souligne que cette démarche s’inscrit dans une logique de défense de la réputation personnelle et de respect du cadre légal qui encadre la liberté d’expression au Maroc.

Contexte juridique et implications

Le litige rappelle les tensions possibles entre la liberté de la presse et la protection de la réputation des personnes publiques. Au Maroc, la loi sur la presse et les publications prévoit des sanctions en cas de diffamation ou de diffusion d’informations fausses.

L’affaire est suivie avec attention par les observateurs, car elle implique une figure politique de premier plan et porte sur des biens fonciers, sujet sensible dans la région de Marrakech en pleine expansion urbaine.

Prochaines étapes attendues

La plainte a été déposée auprès du tribunal compétent de Marrakech. Les premières audiences devraient être fixées dans un délai de quelques semaines, selon des sources judiciaires. L’issue de cette action dépendra des éléments de preuve présentés par les deux parties et de la décision du juge sur la véracité des informations publiées.

Commentaires (0)

Laissez votre commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.