Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné samedi à l’armée de mener des frappes intensives contre le Hezbollah, mouvement armé libanais soutenu par l’Iran, au lendemain de nouvelles violations alléguées du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.
Selon un communiqué du cabinet israélien, M. Netanyahu a donné instruction aux forces militaires de « frapper avec force » des cibles du Hezbollah au Liban, après que l’armée a signalé une série de manquements aux termes de l’accord de trêve.
L’armée israélienne annonce avoir éliminé plus de quinze combattants
Plusieurs heures avant cette annonce, l’armée israélienne a publié plusieurs communiqués faisant état de l’élimination de « plus de 15 terroristes » dans le sud du Liban. Selon ces sources, trois d’entre eux circulaient dans un véhicule « chargé d’armes ».
L’armée accuse également le Hezbollah d’avoir « lancé des drones explosifs en direction de soldats israéliens » dans la région de Qantara. Les appareils ont explosé à proximité des militaires sans faire de blessés, d’après les mêmes sources.
Découverte de caches d’armes et d’un tunnel souterrain
Les forces israéliennes affirment avoir découvert une cache de missiles antichars dans un dépôt d’armes du Hezbollah, ainsi qu’un tunnel souterrain contenant des fusils Kalachnikov. Ces éléments ont été présentés comme des preuves supplémentaires de violations de la trêve par le mouvement libanais.
Le Hezbollah n’a pas encore réagi publiquement à ces allégations. Depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 17 avril, prolongée de trois semaines, les deux camps s’accusent mutuellement de la violer.
Rappel du contexte régional
La guerre entre Israël et le Hezbollah a débuté le 2 mars, lorsque le mouvement libanais a attaqué l’État hébreu en représailles à une frappe israélo-américaine menée contre l’Iran. Le conflit a entraîné des déplacements de populations et des destructions dans le sud du Liban ainsi que dans le nord d’Israël.
L’accord de cessez-le-feu, négocié avec la médiation de plusieurs puissances régionales, prévoit un retrait progressif des forces et l’interdiction de toute activité militaire dans la zone frontalière. Chaque partie accuse l’autre d’enfreindre ces dispositions.
Les frappes annoncées samedi marquent une escalade significative, alors que les observateurs internationaux appellent à la retenue pour éviter un embrasement régional.
Prochaines étapes et perspectives
Les autorités israéliennes n’ont pas précisé la durée ni l’ampleur des opérations ordonnées par le Premier ministre. Aucun bilan officiel émanant des sources libanaises n’a été communiqué dans l’immédiat.
Les efforts diplomatiques, notamment par l’intermédiaire de l’ONU et de médiateurs régionaux, se poursuivent pour tenter de préserver la trêve et éviter une reprise généralisée des hostilités. La situation demeure tendue le long de la frontière israélo-libanaise.
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