1er mai : l’UNTM réaffirme son combat pour la dignité face à la crise sociale

1er mai : l’UNTM réaffirme son combat pour la dignité face à la crise sociale

Rabat, le 1er mai. L’Union Nationale du Travail au Maroc (UNTM) a organisé ce mercredi un rassemblement de militants et sympathisants à l’occasion de la fête du Travail, pour dénoncer la détérioration des conditions de vie des salariés marocains et réaffirmer son combat pour la dignité. Le syndicat proche du Parti de la Justice et du Développement (PJD) a choisi de hausser le ton, critiquant le silence du gouvernement face à une crise économique qui étrangle les ménages.

Des revendications sociales pressantes

Le secrétaire général de l’UNTM, Mohamed Zouiten, a donné le ton d’entrée de jeu : « Nous ne sommes pas là pour quémander, mais pour défendre la dignité et le droit à une vie décente. » Il a souligné que la colère des travailleurs est nourrie par une inflation galopante et une perte de pouvoir d’achat. Selon les chiffres officiels, plus de 80 % des familles marocaines déclarent que leur niveau de vie s’est détérioré au cours de l’année écoulée.

Les manifestants ont brandi des pancartes réclamant une revalorisation immédiate des salaires, la mise en place d’un mécanisme d’ajustement automatique entre prix et salaires, ainsi qu’une réforme profonde de la fiscalité. « Il ne suffit pas d’annoncer des augmentations sur le papier si l’érosion du dirham efface tout gain », a déclaré une fonctionnaire présente dans le cortège. D’autres participants ont exprimé leur scepticisme quant à l’issue des négociations sociales en cours.

Un dialogue social en crise

L’UNTM dénonce ce qu’elle qualifie de « jeu de dupes » avec le gouvernement. Les engagements pris lors des précédents cycles de dialogue restent, selon le syndicat, lettre morte. Les statuts des fonctionnaires sont toujours en attente, les retraités peinent à joindre les deux bouts, et la question du plafonnement des prix des carburants demeure sans réponse. « On ne peut pas demander toujours plus de sacrifices à ceux qui ont déjà tout donné », a résumé le syndicat, exigeant que la justice sociale ne soit pas reléguée derrière des chiffres de croissance ou des équilibres budgétaires abstraits.

Dans son discours, Mohamed Zouiten a également salué l’engagement des Forces Armées Royales (FAR) et rappelé l’attachement de l’UNTM à la souveraineté nationale. Par ailleurs, le syndicat a réitéré sa solidarité avec le peuple palestinien, dénonçant la violence et réclamant la fin du siège imposé aux territoires palestiniens occupés.

Un avertissement pour l’avenir

En conclusion de son discours, le secrétaire général de l’UNTM a lancé une mise en garde : « La stabilité sociale ne se décrète pas, elle se construit. » Le syndicat souligne que les promesses ne suffisent plus à calmer l’inquiétude et la frustration des travailleurs. Si rien ne change, prévient-il, le mécontentement pourrait s’enraciner bien au-delà des cortèges du 1er mai.

L’UNTM prévoit de poursuivre ses actions de sensibilisation et de mobilisation dans les semaines à venir, en attendant une réponse concrète du gouvernement sur les revendications formulées.

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