Les Oscars excluent les performances générées par intelligence artificielle des catégories d’interprétation

Les Oscars excluent les performances générées par intelligence artificielle des catégories d’interprétation

L’Académie des arts et des sciences du cinéma a annoncé une modification de son règlement concernant l’éligibilité aux Oscars. À compter de la prochaine cérémonie, les performances créées par intelligence artificielle ne seront pas admises dans les catégories réservées aux acteurs et actrices. Cette décision a été officialisée par les instances dirigeantes de l’institution américaine, le 22 avril 2025 à Los Angeles.

Selon les nouvelles directives, seuls les rôles crédités au générique officiel du film et dont il peut être démontré qu’ils ont été joués par des êtres humains seront éligibles aux prix d’interprétation. Cette mesure vise à préserver la distinction fondamentale entre le travail d’un comédien et les simulations numériques.

L’annonce intervient dans un contexte de développement rapide des technologies de génération de voix et d’images par intelligence artificielle. Plusieurs productions récentes ont utilisé des outils d’IA pour créer des personnages ou modifier des performances, suscitant des interrogations sur les critères d’attribution des récompenses.

Pour les scénarios, la règle est similaire. Un texte entièrement rédigé par une IA ne pourra pas concourir dans la catégorie du meilleur scénario original ou adapté. L’Académie exige que les auteurs humains soient clairement identifiés et que leur contribution soit substantielle.

Précisions sur les conditions d’éligibilité

Les films qui utilisent l’IA comme outil d’assistance à l’écriture ou à la performance restent autorisés, à condition que l’apport humain reste prédominant. Un comité spécial sera chargé d’évaluer les cas litigieux, notamment pour les productions qui combinent travail d’acteur et retouches numériques.

Cette réglementation s’applique à toutes les catégories compétitives des Oscars, y compris les courts métrages et les films documentaires. Les productions qui ne respectent pas ces critères pourront être disqualifiées après examen.

Réactions dans l’industrie

Les syndicats d’acteurs et de scénaristes ont salué cette décision, y voyant une protection nécessaire contre la substitution des emplois créatifs par des machines. Certains réalisateurs et producteurs ont exprimé des réserves, estimant que l’IA peut être un outil légitime d’innovation artistique.

L’Académie précise que ces règles seront révisées chaque année en fonction de l’évolution technologique. Les organisations professionnelles du cinéma au Maroc et dans le monde arabe suivent ce dossier avec attention, alors que l’usage de l’IA dans la production audiovisuelle connaît une croissance rapide dans la région.

Conséquences pour l’industrie audiovisuelle

Cette décision pourrait inciter d’autres festivals et institutions de récompenses à adopter des règles similaires. Le Festival de Cannes et les César n’ont pas encore communiqué sur le sujet, mais des discussions internes sont en cours selon des sources proches des organisations.

Les studios et producteurs devront désormais documenter avec précision l’origine des performances et des textes soumis, sous peine de voir leurs œuvres exclues des compétitions. Les départements juridiques des grandes maisons de production ont déjà commencé à élaborer des procédures de vérification.

La prochaine cérémonie des Oscars, prévue en mars 2026, sera la première à appliquer ces nouvelles règles. Les films en compétition devront fournir des attestations signées par les réalisateurs et les producteurs confirmant la nature humaine des prestations soumises.

Commentaires (0)

Laissez votre commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.