Hantavirus : un premier cas confirmé en France après le rapatriement de passagers du MV Hondius

Hantavirus : un premier cas confirmé en France après le rapatriement de passagers du MV Hondius

Les autorités sanitaires françaises ont annoncé lundi matin la confirmation du premier cas d’hantavirus sur le territoire national, chez une ressortissante française rapatriée du navire de croisière « MV Hondius ». L’information a été communiquée par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui a précisé que l’état de santé de la patiente s’était aggravé au cours de la nuit du dimanche au lundi.

Une évacuation sanitaire sous haute surveillance

La patiente fait partie des cinq passagers français évacués dimanche du navire, où plusieurs cas d’hantavirus avaient été signalés. Ils ont tous été transférés à l’hôpital Bichat, à Paris, et placés en isolement. Selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, les premiers symptômes de la femme sont apparus durant le vol de retour vers la France.

À ce stade, les quatre autres Français rapatriés ont été testés négatifs au virus. Ils resteront toutefois hospitalisés sous observation pendant au moins quinze jours, par mesure de précaution, ont indiqué les autorités.

Cas contacts et mesures d’isolement

Les autorités sanitaires françaises ont également identifié 22 cas contacts dans le pays. Huit d’entre eux avaient pris le vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg le 25 avril, à bord duquel se trouvait une autre passagère du « MV Hondius », décédée par la suite. Ces personnes ont rapidement été placées à l’isolement.

Les 14 autres cas contacts ont été repérés parmi les passagers du vol Johannesburg-Amsterdam. Le ministère de la Santé appelle ces voyageurs à se manifester afin de renforcer les mesures de suivi et d’isolement.

Une souche rare et transmissible

Interrogée sur BFMTV, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a insisté sur la nécessité d’éviter toute panique, rappelant que ce virus est connu des autorités sanitaires et que la situation fait l’objet d’une surveillance étroite. La souche détectée à bord du navire, appelée hantavirus Andes, est particulièrement rare.

Cette souche présente la spécificité de pouvoir se transmettre d’une personne à une autre, avec une période d’incubation pouvant atteindre six semaines, une particularité qui n’est pas observée chez les autres souches d’hantavirus.

Suivi gouvernemental et perspectives

Face à l’évolution de la situation, une nouvelle réunion de suivi devait se tenir ce lundi après-midi à Matignon sous la présidence du Premier ministre. Cette réunion devrait permettre de faire le point sur les mesures de contrôle sanitaire et d’évaluer les éventuelles extensions des protocoles d’isolement.

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