La CDG confie une nouvelle partie des réserves du RCAR à des gestionnaires externes

La CDG confie une nouvelle partie des réserves du RCAR à des gestionnaires externes

La Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) a annoncé la poursuite de sa stratégie d’ouverture progressive de la gestion déléguée des réserves du Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR). Cette nouvelle étape, officialisée au cours du dernier trimestre 2024, concerne une part supplémentaire des actifs financiers du régime.

Contexte et objectifs de la délégation

L’initiative s’inscrit dans le cadre d’un plan pluriannuel visant à diversifier les modes de gestion des réserves du RCAR, l’un des principaux régimes de retraite marocains. La CDG, en tant qu’organisme gestionnaire, cherche à améliorer le rendement global des fonds tout en maîtrisant les risques.

Selon des sources proches du dossier, le recours à des gestionnaires externes permet d’accéder à des expertises spécialisées sur des classes d’actifs spécifiques. Il s’agit notamment des obligations internationales, des actions cotées sur les marchés développés et des actifs alternatifs, comme le capital-investissement ou l’immobilier.

Montants et gestionnaires sélectionnés

Bien que le montant exact de la nouvelle enveloppe n’ait pas été divulgué officiellement, des analystes estiment qu’il pourrait représenter plusieurs centaines de millions de dirhams. La CDG a confirmé avoir retenu plusieurs sociétés de gestion, dont certaines déjà partenaires lors de précédentes phases de délégation.

Les critères de sélection incluaient la performance historique, la solidité financière et la conformité aux normes de durabilité ESG (environnementales, sociales et de gouvernance). Les gestionnaires retenus sont principalement basés en Europe et en Amérique du Nord.

Impact sur le régime de retraite

Cette délégation ne modifie pas les conditions de versement des pensions pour les bénéficiaires du RCAR. Les réserves confiées restent la propriété du régime, et la CDG conserve un rôle de supervision stratégique et de contrôle des risques.

Les experts consultés soulignent que cette approche permet de réduire la dépendance vis-à-vis des placements domestiques, exposés aux fluctuations économiques locales. Elle offre également une meilleure diversification géographique et sectorielle des actifs.

Transparence et gouvernance

La CDG a rappelé que chaque délégation de gestion fait l’objet d’un cahier des charges précis, d’un suivi trimestriel et de rapports d’évaluation annuels. Des audits externes indépendants vérifient la conformité des opérations.

Le régulateur marocain, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), est informé de ces opérations et veille au respect des règles prudentielles applicables aux régimes de retraite.

Perspectives

La CDG prévoit de continuer à élargir le recours à des gestionnaires externes dans les prochaines années, en fonction des conditions de marché et des besoins d’optimisation du portefeuille. Une prochaine phase de sélection pourrait être lancée avant fin 2025, ciblant notamment les marchés émergents et les infrastructures durables.

Cette stratégie pourrait servir de modèle pour d’autres régimes de retraite publics marocains, confrontés à des défis similaires de rendement et de durabilité financière à long terme.

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