Rabat – La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a annoncé que le taux de croissance économique du Maroc devrait s’établir à 5,3% en 2026. Cette prévision a été présentée lors d’une séance de la commission des finances à la Chambre des représentants, tenue ce mercredi.
Ce taux de croissance serait soutenu par plusieurs facteurs, notamment les mesures proactives engagées par le gouvernement et l’amélioration attendue des performances du secteur agricole. La ministre a souligné que ces efforts visent à renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs externes.
Les moteurs de la dynamique économique
Selon les explications de Nadia Fettah, la relance de l’activité agricole, après une saison marquée par une sécheresse persistante, constituerait un levier clé. Le secteur agricole représente environ 12% du produit intérieur brut (PIB) et emploie une part significative de la main-d’œuvre rurale.
Par ailleurs, les réformes structurelles engagées dans le cadre du Nouveau modèle de développement (NMD) devraient stimuler l’investissement privé et la productivité. La ministre a également évoqué l’impact positif des chantiers de la généralisation de la protection sociale et de la réforme du secteur public.
Perspectives pour les années à venir
Pour l’année 2025, les projections tablent sur une croissance de 4,6%, avant d’atteindre le seuil de 5,3% en 2026. Ces prévisions sont conformes aux trajectoires annoncées dans le cadre de la loi de programmation budgétaire triennale.
Nadia Fettah a insisté sur l’importance de maintenir une discipline budgétaire tout en augmentant les investissements stratégiques, notamment dans les infrastructures, l’énergie et l’eau. La ministre a précisé que le déficit budgétaire devrait continuer à se réduire progressivement, passant de 4,3% du PIB en 2024 à environ 3,5% en 2026.
Le contexte macroéconomique international
Les prévisions de croissance pour le Maroc s’inscrivent dans un contexte mondial marqué par une inflation modérée et une reprise progressive du commerce international. Toutefois, la ministre a mis en garde contre les risques liés aux tensions géopolitiques et à la volatilité des marchés financiers.
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) anticipent également une croissance robuste pour le royaume, portée par la demande intérieure et la diversification des exportations. Les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et des phosphates continuent d’afficher des performances solides.
Les défis à relever
Malgré ces perspectives encourageantes, plusieurs défis subsistent. Le taux de chômage, notamment chez les jeunes, reste élevé, tandis que l’inflation, bien que maîtrisée, pèse sur le pouvoir d’achat des ménages. La ministre a réaffirmé que le gouvernement intensifiera les programmes d’emploi et de formation professionnelle.
Par ailleurs, la question de l’eau demeure une priorité centrale. Les investissements dans le dessalement, le recyclage des eaux usées et l’irrigation intelligente devraient être accélérés pour sécuriser l’approvisionnement et soutenir l’agriculture.
En conclusion, la feuille de route du gouvernement prévoit une révision à la hausse des objectifs de croissance si les réformes se concrétisent et si la saison agricole 2025-2026 s’avère favorable. Les prochaines lois de finances devraient détailler les mesures budgétaires et fiscales associées à ces projections.
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