Le secteur des énergies renouvelables en Mauritanie suscite un intérêt croissant auprès des entreprises marocaines d’ingénierie énergétique. Deux groupes, Novec et Jesa, ont récemment manifesté leur volonté de participer au mégaprojet solaire de Néma, une initiative d’envergure visant à renforcer la capacité électrique du pays.
Un projet stratégique pour la région de Néma
Le projet solaire de Néma, situé dans l’est de la Mauritanie, s’inscrit dans une stratégie nationale de diversification des sources d’énergie et de réduction de la dépendance aux énergies fossiles. Doté d’une capacité prévue de plusieurs mégawatts, il doit permettre d’alimenter les localités environnantes et de soutenir le développement économique de la région.
Selon des sources proches du dossier, les deux entreprises marocaines ont présenté des propositions techniques et financières dans le cadre d’un appel d’offres lancé par les autorités mauritaniennes. La sélection finale des partenaires doit intervenir dans les prochains mois.
Un savoir-faire marocain reconnu
Novec, filiale d’un groupe énergétique marocain, et Jesa, spécialisée dans les infrastructures électriques, disposent d’une expérience éprouvée dans le développement de centrales solaires et de réseaux de transport d’électricité. Leur présence en Mauritanie témoigne de la coopération croissante entre les deux pays dans le domaine des énergies propres.
Ces entreprises ont déjà participé à plusieurs projets similaires dans la région, notamment au Maroc où la stratégie solaire nationale a été largement saluée. Elles pourraient apporter leur expertise technique et managériale au projet de Néma.
Des retombées économiques attendues
La réalisation de ce mégaprojet pourrait avoir des impacts positifs sur l’emploi local et sur l’accès à l’électricité dans une zone encore peu desservie. Selon les données disponibles, le taux d’électrification en Mauritanie avoisine 50 % en moyenne, mais il est nettement inférieur dans les zones rurales comme celle de Néma.
Le projet s’inscrit également dans le cadre de la politique énergétique mauritanienne qui vise à atteindre 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030. Un objectif soutenu par plusieurs partenaires internationaux, dont la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
Prochaines étapes
Les autorités mauritaniennes doivent examiner les offres des entreprises préqualifiées avant de notifier le lauréat. La phase de construction pourrait débuter en 2026, si le calendrier est respecté. La mise en service de la centrale est envisagée à l’horizon 2028, selon les estimations initiales.
Les deux groupes marocains restent en attente de la décision finale, tout en poursuivant leurs discussions avec les partenaires locaux. L’issue de cet appel d’offres pourrait ouvrir la voie à d’autres coopérations dans le secteur énergétique mauritano-marocain.
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