Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Mohamed Chouki, a mis en garde, lors d’une rencontre de communication organisée par son parti à Dakhla, contre les spéculations précoces sur les alliances politiques et la répartition des postes ministériels avant même la tenue des élections. Cette déclaration intervient alors que le Royaume s’approche de prochaines échéances électorales, dans un contexte où plusieurs formations politiques sont accusées de négocier en coulisses plutôt que de se concentrer sur le programme soumis aux électeurs.
Une ligne politique fondée sur le terrain
M. Chouki a affirmé que le RNI aborde les prochaines échéances électorales avec une ligne politique claire, fondée sur la proximité avec les citoyens, le travail de terrain et le bilan. Il a souligné que son parti n’a pas attendu l’approche du scrutin pour aller à la rencontre de la population.
Selon lui, le RNI a accumulé plusieurs années d’écoute et de contact direct à travers une série de campagnes de proximité : « Massar Al Thiqa » (la voie de la confiance), « Massar Al Modon » (la voie des villes), « Massar Al Injazat » (la voie des réalisations) et « Massar Al Mostaqbal » (la voie de l’avenir).
Dakhla comme exemple du bilan
Le président du RNI a cité Dakhla comme un exemple concret de ce que les élus de son parti peuvent accomplir lorsqu’ils assument pleinement leurs responsabilités. Il a insisté sur le fait que le parti se présente à cette étape avec une direction claire, des institutions, une organisation structurée, des candidats identifiés et un programme électoral complet.
M. Chouki a opposé cette démarche à celle de certains acteurs qui, selon lui, se projettent directement dans l’après-élections en évoquant déjà les alliances, les ministères et la répartition des responsabilités. Il a estimé que ces comportements reviennent à traiter la voix des Marocains comme un détail pouvant être contourné sur le chemin des postes.
Les élections ne sont pas un marché
Pour le président du RNI, les élections ne sont « ni un marché pour distribuer les portefeuilles, ni une course à l’annonce des alliances avant l’heure ». Il a rappelé qu’il s’agit d’un rendez-vous politique au cours duquel chaque parti doit présenter aux Marocains son bilan, son programme et ses candidats, avant que les urnes ne déterminent les véritables rapports de force.
« Ceux qui commencent à distribuer les postes avant même l’ouverture des bureaux de vote doivent attendre la décision des citoyens », a-t-il lancé. Il a expliqué que son parti avait fait le choix d’une démarche différente, fondée sur plusieurs années d’écoute, une présence dans les villes et les villages, et l’identification des problèmes réels des citoyens avant de les traduire en engagements concrets dans le cadre du programme « Dignité et opportunités pour tous ».
Des programmes élaborés loin de la précipitation
M. Chouki a souligné que les programmes du RNI ne sont pas élaborés dans la précipitation durant les dernières semaines précédant les élections, ni dans des bureaux fermés à la veille du scrutin. Ce travail de terrain a permis, selon lui, d’aborder des dossiers touchant directement la vie quotidienne des Marocains, notamment l’urbanisme, les branchements individuels à l’eau et aux réseaux, ainsi que l’amélioration de la qualité des services publics.
Il a estimé que la politique ne saurait se résumer à redécouvrir les problèmes des citoyens tous les cinq ans pour ensuite les présenter pendant la campagne comme s’il s’agissait de nouvelles découvertes. Il a également critiqué les tentatives de récupération électorale de certains dossiers, établissant une distinction entre ceux qui transforment les problèmes des citoyens en surenchère politique et en discours, et ceux qui les traduisent en mesures et engagements dans un programme précis.
Un contrat de confiance avec les électeurs
Le président du RNI a assuré que son parti se présente devant les électeurs avec un bilan, un programme et des candidats, sans demander aux Marocains de lui signer un chèque en blanc. Il a affirmé que le RNI continuerait à présenter ses engagements et à défendre son projet, plutôt que de s’atteler à former des gouvernements virtuels et à distribuer des postes que les électeurs n’ont encore attribués à personne.
En conclusion, M. Chouki a appelé les militantes et militants du RNI à Dakhla à poursuivre leur travail de terrain et à jouer le rôle d’ambassadeurs du programme du parti. Il a estimé que la véritable bataille est celle de la confiance des citoyens, et non celle des fauteuils, dans laquelle certains semblent s’être engagés avant même le début du scrutin.
Le président du RNI a exprimé sa confiance dans les candidats du parti à Dakhla, annonçant son soutien à Malak, Mohamed Lamine Horma Allah et Imad. Il a réaffirmé que l’ambition du RNI est claire : arriver en tête grâce à la confiance et aux voix des citoyens, et non grâce à des alliances dessinées sur le papier avant que les Marocains ne se prononcent.
Perspectives
Les prochaines élections devraient voir les partis politiques intensifier leurs campagnes de proximité et la présentation de leurs programmes. Le RNI entend poursuivre ses rencontres de communication à travers le Royaume, en mettant en avant son bilan et ses engagements, tandis que les débats sur les alliances post-électorales devraient se poursuivre dans les médias et les cercles politiques.
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