Le gouvernement gabonais a approuvé, vendredi, un projet de loi autorisant un prêt de 129,7 millions d’euros, soit environ 85,078 milliards de francs CFA, accordé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Ce financement est destiné aux secteurs de l’eau potable, de l’assainissement et de l’électricité, selon un communiqué du Conseil des ministres.
Un financement validé en Conseil des ministres
La décision a été prise lors d’une réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les membres du gouvernement ont validé ce financement visant à renforcer l’accès des populations à l’eau potable, à l’assainissement et à l’électricité.
Les zones ciblées incluent le Grand Libreville ainsi que certaines zones périurbaines et rurales du pays, précise le communiqué officiel.
Objectifs du projet et bénéficiaires
Mobilisé dans le cadre du projet d’accès aux services de base et d’amélioration des performances, cet emprunt permettra également d’améliorer les performances techniques, commerciales et financières de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG).
Le financement vise aussi à consolider le cadre institutionnel et réglementaire des secteurs concernés, selon la même source.
Caractéristiques du prêt
Ce prêt, signé en août dernier, est accordé pour une durée de 20 ans, assortie d’un différé de cinq ans. Le taux d’intérêt est variable et estimé à 4,79 %.
La BIRD est l’une des institutions du Groupe de la Banque mondiale. Elle accorde des prêts aux gouvernements des pays à revenu intermédiaire pour financer des projets de développement. Le Gabon, pays d’Afrique centrale, figure parmi ses emprunteurs.
Portée pour le secteur des services de base
L’approbation de ce projet de loi constitue une étape législative nécessaire avant le décaissement des fonds. Elle témoigne de la volonté des autorités gabonaises de renforcer les infrastructures de services essentiels.
Dans plusieurs pays d’Afrique, des projets similaires soutenus par la Banque mondiale ont permis d’étendre les réseaux d’eau potable et d’électricité dans les zones urbaines et rurales. L’amélioration des performances des opérateurs publics constitue également un volet fréquent de ces financements.
Au Gabon, la SEEG est chargée de la production et de la distribution d’eau et d’électricité. Le renforcement de ses capacités techniques et financières figure parmi les priorités affichées par les autorités.
Les modalités pratiques de mise en œuvre du projet, notamment le calendrier des travaux et la répartition géographique des investissements, n’ont pas été précisées dans le communiqué du Conseil des ministres.
Le prêt ayant été signé en août, son entrée en vigueur dépend désormais de l’adoption définitive du projet de loi par les instances législatives compétentes. Une fois cette étape franchie, les premiers décaissements pourraient intervenir, ouvrant la voie au lancement des composantes du projet dans les zones ciblées.
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