La production marocaine d’avocats devrait atteindre 180.000 tonnes lors de la prochaine campagne, selon les premières estimations communiquées par les producteurs. Cette prévision marque une reprise de la récolte nationale après une saison précédente marquée par un recul.
Les premiers échos en provenance des exploitations agricoles font état d’une amélioration des rendements dans les principales zones de culture. Les régions du Nord, notamment Larache, Tanger et Tétouan, ainsi que le Souss-Massa, concentrent l’essentiel de la production nationale.
Une reprise après une saison difficile
La campagne précédente avait été affectée par des conditions climatiques défavorables, entraînant une baisse des volumes. Le retour à une production estimée à 180.000 tonnes traduit une normalisation progressive des conditions de culture.
Les producteurs restent toutefois prudents quant à la confirmation de ces chiffres, qui dépendront de l’évolution météorologique durant les prochaines semaines et de la qualité de la récolte.
Un positionnement exportateur consolidé
Le Maroc figure parmi les principaux pays exportateurs d’avocats vers l’Europe. La filière bénéficie d’une demande soutenue sur les marchés internationaux, notamment en France, en Espagne, en Allemagne et aux Pays-Bas.
Le secteur de l’avocat représente un maillon important de l’agriculture orientée vers l’exportation. Il génère des emplois directs et indirects dans les zones de production et contribue aux recettes d’exportation du pays.
Des défis structurels persistants
La filière est confrontée à plusieurs contraintes, dont la gestion de la ressource en eau, particulièrement dans les régions du Souss-Massa. Les autorités ont encadré l’extension des plantations ces dernières années afin de préserver les nappes phréatiques.
Les professionnels soulignent également la nécessité d’améliorer les infrastructures de conditionnement et de chaîne du froid pour maintenir la compétitivité sur les marchés européens.
Perspectives de la campagne
Les premières récoltes devraient s’échelonner selon les variétés et les zones géographiques. Les estimations définitives seront affinées au fur et à mesure de l’avancement de la campagne.
La confirmation de la production à 180.000 tonnes dépendra des conditions climatiques et de la maîtrise des coûts de production. Les acteurs de la filière suivent l’évolution des marchés européens, où la concurrence reste forte.
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