Le Maroc s’est hissé à la 70e place sur 110 pays dans l’édition 2026 du Travel and Tourism Development Index (TTDI) publié par le Forum économique mondial, soit une progression de sept rangs par rapport à l’édition précédente. Ce classement, rendu public en début de semaine, évalue la compétitivité et la durabilité du secteur touristique des économies mondiales.
Le pays gagne ainsi sept positions en un an, une avancée qui intervient dans un contexte de reprise soutenue de l’activité touristique internationale et de renforcement des investissements dans les infrastructures d’accueil.
Ce que mesure l’indice du WEF
Le Travel and Tourism Development Index est un outil d’évaluation élaboré par le Forum économique mondial, une organisation internationale basée à Genève. Il ne se limite pas à mesurer les arrivées de visiteurs, mais analyse un ensemble de facteurs qui déterminent la compétitivité d’une destination touristique.
Ces facteurs comprennent notamment l’environnement des affaires, la sûreté et la sécurité, la santé et l’hygiène, les ressources humaines et le marché du travail, la préparation aux technologies de l’information et de la communication, la priorisation du voyage et du tourisme, l’ouverture internationale, la compétitivité des prix, la durabilité environnementale, ainsi que les ressources culturelles et naturelles.
L’indice 2026 couvre 110 économies, contre 117 dans l’édition précédente. Cette modification du périmètre rend les comparaisons directes entre les deux éditions délicates, mais le classement reste une référence utilisée par les gouvernements, les investisseurs et les opérateurs du secteur pour évaluer les forces et faiblesses des destinations.
Un signal pour le secteur touristique marocain
La progression du Maroc dans ce classement intervient alors que le Royaume a fait du tourisme un pilier de sa stratégie de développement économique. Le secteur représente une part significative des recettes en devises et de l’emploi dans plusieurs régions du pays.
Cette amélioration du positionnement marocain pourrait renforcer l’attractivité du pays auprès des opérateurs internationaux et des investisseurs du secteur. Elle constitue également un indicateur suivi par les autorités dans le cadre de l’évaluation des politiques publiques liées au tourisme.
Le Maroc demeure toutefois à la 70e place mondiale, ce qui signifie que des marges de progression subsistent dans plusieurs sous-catégories de l’indice. Les éditions précédentes avaient déjà identifié des domaines dans lesquels le Royaume pouvait améliorer sa performance relative.
Des enjeux de durabilité et de compétitivité
Le classement du Forum économique mondial accorde une place importante aux critères de durabilité environnementale et sociale. Ces exigences gagnent en poids dans les choix de destination des voyageurs internationaux et dans les stratégies des grands opérateurs.
Pour les destinations méditerranéennes et nord-africaines, la concurrence porte également sur la compétitivité des prix, la qualité des infrastructures et la capacité à diversifier l’offre au-delà du tourisme balnéaire traditionnel.
Le Maroc dispose d’atouts reconnus en matière de patrimoine culturel, de diversité géographique et de proximité avec les marchés européens. La manière dont ces atouts sont valorisés et articulés avec les exigences de durabilité influencera les prochaines évaluations.
Perspectives
La prochaine édition du Travel and Tourism Development Index est attendue dans un délai de deux ans. D’ici là, les autorités marocaines devraient poursuivre les programmes de développement touristique engagés, notamment en matière d’hébergement, de formation professionnelle et de promotion des destinations.
L’évolution du classement du Maroc dépendra de la capacité du pays à consolider les acquis enregistrés et à progresser dans les sous-indices où des écarts persistent par rapport aux économies les mieux classées.
Commentaires (0)
Laissez votre commentaire