Le nombre de personnes faisant l’objet d’une interdiction d’émettre des chèques a augmenté de 14 000 en 2025, portant le total à 691 000 individus, selon le rapport sur les infrastructures de marchés financiers publié cette année. Cette progression intervient dans un contexte où les autorités monétaires suivent de près les incidents de paiement et la sécurité des moyens de règlement.
L’interdiction d’émettre des chèques est une mesure administrative prononcée à l’encontre des personnes qui ont émis un ou plusieurs chèques sans provision suffisante, ou qui ont fait usage de chèques irréguliers. Elle est inscrite dans le fichier central des chèques tenu par la banque centrale.
Selon les données du rapport, la hausse de 14 000 personnes en 2025 s’inscrit dans une tendance continue à la augmentation du nombre de personnes frappées de cette interdiction. Le document ne précise pas la répartition géographique ni le profil des personnes concernées.
Un cadre réglementaire strict
La réglementation en vigueur permet aux banques de refuser la délivrance de formules de chèques aux personnes inscrites au fichier central des chèques. Cette mesure vise à protéger les commerçants et les établissements financiers contre les risques de chèques sans provision.
Les personnes interdites d’émission peuvent toutefois demander leur radiation du fichier après régularisation de leur situation, sous certaines conditions définies par la banque centrale. Le rapport ne fournit pas d’informations sur le nombre de demandes de radiation enregistrées en 2025.
Le fichier central des chèques est géré par Bank Al-Maghrib, qui assure la centralisation des incidents de paiement déclarés par les banques. Il constitue un instrument de surveillance des pratiques de paiement et de prévention des impayés.
Implications pour les usagers et les commerçants
L’augmentation du nombre de personnes interdites d’émission de chèques peut avoir des conséquences sur les habitudes de paiement des ménages et sur les transactions commerciales. Les commerçants sont invités à vérifier la validité des chèques avant acceptation, notamment par le biais des services de vérification bancaire.
Les établissements de crédit sont tenus de signaler à la banque centrale les incidents de paiement liés aux chèques, dans les délais réglementaires. Ces signalements alimentent le fichier central et permettent la mise à jour des interdictions.
Le rapport sur les infrastructures de marchés financiers ne détaille pas les causes précises de la hausse observée en 2025. Il ne précise pas non plus si cette augmentation est liée à une meilleure détection des incidents ou à une dégradation de la qualité des chèques émis.
Perspectives
Bank Al-Maghrib devrait publier ultérieurement des données complémentaires sur l’évolution des incidents de paiement et sur les mesures de suivi du fichier central des chèques. Les autorités monétaires poursuivent leurs efforts pour renforcer la sécurité des moyens de paiement et sensibiliser les usagers aux risques liés aux chèques sans provision.
Les personnes concernées par une interdiction d’émission sont invitées à se rapprocher de leur banque pour connaître les modalités de régularisation de leur situation. Aucun calendrier précis de radiation ou de mise à jour du fichier n’a été communiqué dans le rapport.
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