Le Maroc gagne une place dans le classement africain de l’attractivité des investissements

Le Maroc gagne une place dans le classement africain de l’attractivité des investissements

Le Maroc est le seul pays du top 5 à avoir progressé dans le classement continental de l’attractivité des investissements établi par RMB, selon le rapport « Where to Invest in Africa ». Le royaume dépasse désormais l’Afrique du Sud et s’empare de la quatrième place, a indiqué le rapport.

Ce classement, publié par la banque d’affaires sud-africaine Rand Merchant Bank (RMB), évalue l’attractivité des pays africains pour les investissements directs étrangers. Il prend en compte des critères tels que la taille du marché, la croissance économique, la stabilité politique, la facilité de faire des affaires et l’infrastructure.

Une progression dans un contexte continental difficile

La progression du Maroc intervient alors que de nombreux pays africains font face à des défis économiques, notamment la baisse des investissements étrangers due à la pandémie de Covid-19 et aux tensions géopolitiques. Selon le rapport, le Maroc a su tirer parti de ses réformes économiques et de sa stabilité relative pour attirer davantage de capitaux.

Le pays a notamment mis en place des mesures pour améliorer le climat des affaires, simplifier les procédures administratives et développer les zones industrielles. Ces efforts semblent porter leurs fruits, comme en témoigne le gain d’une place dans ce classement.

Les autres pays du top 5

Le rapport « Where to Invest in Africa » place l’Égypte en tête du classement continental, suivie du Nigeria et du Kenya. Le Maroc occupe donc la quatrième position, devant l’Afrique du Sud qui rétrograde à la cinquième place. Les auteurs du rapport soulignent que le Maroc est le seul pays du top 5 à avoir amélioré son score par rapport à l’édition précédente.

Cette performance pourrait renforcer l’attractivité du royaume auprès des investisseurs étrangers, notamment dans des secteurs clés comme l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables et les technologies de l’information. Le Maroc cherche à se positionner comme une plateforme industrielle et logistique entre l’Europe et l’Afrique.

Des défis persistants

Malgré cette progression, le rapport note que des défis subsistent, notamment en matière de chômage des jeunes, de disparités régionales et de dépendance aux importations énergétiques. Les investissements dans l’éducation et la formation professionnelle restent également des enjeux majeurs pour soutenir la croissance à long terme.

Les autorités marocaines n’ont pas encore réagi officiellement à cette publication. Le rapport devrait être suivi d’autres évaluations internationales dans les mois à venir, notamment celles de la Banque mondiale et du Forum économique mondial.

Perspectives

Le Maroc devrait poursuivre ses réformes pour consolider sa position dans les classements internationaux. Les prochaines éditions du rapport RMB et d’autres indicateurs économiques permettront de mesurer si cette dynamique se confirme. Les investisseurs et les observateurs seront attentifs aux mesures qui seront annoncées dans le cadre du nouveau modèle de développement et des stratégies sectorielles.

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