Électrification rurale au Maroc : les Sociétés régionales prennent le relais de l’ONEE

Électrification rurale au Maroc : les Sociétés régionales prennent le relais de l’ONEE

L’électrification rurale au Maroc franchit une nouvelle étape. Le plan d’action du Programme d’électrification rurale global (PERG) est désormais mis en œuvre par les Sociétés régionales multiservices (SRM), qui succèdent à l’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE). Ce transfert de compétences marque une réorganisation institutionnelle du secteur, avec pour objectif de rapprocher la gestion des services publics des territoires concernés.

Un changement de gouvernance pour le PERG

Le PERG, lancé en 1996, a permis de porter le taux d’électrification rurale à un niveau élevé, selon les données officielles. La phase actuelle vise à achever la couverture des zones les plus isolées et à consolider les acquis. Les SRM, créées dans le cadre de la réforme du secteur de la distribution, reprennent donc le pilotage opérationnel du programme.

Ces sociétés régionales ont été instituées pour assurer la distribution de l’électricité, de l’eau et l’assainissement liquide dans leurs périmètres respectifs. Leur rôle dans l’électrification rurale s’inscrit dans cette mission de service public de proximité.

Des enjeux de continuité et de financement

Le transfert du PERG aux SRM soulève des questions de continuité opérationnelle. Les projets en cours doivent être menés à terme sans interruption, et les financements déjà mobilisés doivent être préservés. Les autorités n’ont pas précisé de calendrier détaillé pour l’achèvement des travaux restants.

Le programme a bénéficié de financements nationaux et internationaux. Sa réussite est souvent citée comme un exemple de partenariat entre l’État, les collectivités et les bailleurs de fonds. La nouvelle configuration devra maintenir cette dynamique.

Un impact social et économique attendu

L’accès à l’électricité dans les zones rurales conditionne le développement des activités économiques locales, l’amélioration des services de santé et d’éducation, ainsi que la qualité de vie des ménages. Les SRM, en tant qu’opérateurs régionaux, sont censées adapter les interventions aux réalités de chaque territoire.

Des associations locales et des élus avaient exprimé des inquiétudes lors de la création des SRM quant au maintien des tarifs et à la qualité du service. Le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Énergie n’ont pas publié de déclaration spécifique sur ce transfert de compétences.

Prochaines étapes

Les SRM doivent désormais intégrer le PERG dans leurs plans d’investissement régionaux. Un suivi régulier sera nécessaire pour évaluer l’avancement des raccordements et la satisfaction des usagers. Les autorités devraient communiquer ultérieurement sur les modalités pratiques de cette transition.

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