L’IFAB adopte de nouvelles règles pour accélérer le jeu en 2026

L’IFAB adopte de nouvelles règles pour accélérer le jeu en 2026

L’International Football Association Board (IFAB) a officiellement approuvé, samedi 2 mars lors de son assemblée générale annuelle au pays de Galles, trois modifications majeures du règlement. Ces évolutions, qui entreront en vigueur le 1er juillet 2024 avec une application obligatoire pour les compétitions majeures à partir du Mondial 2026, visent explicitement à augmenter le Temps de jeu effectif et à dynamiser le rythme des rencontres.

Les trois mesures phares approuvées

La première mesure concerne la gestion des arrêts de jeu. Les arbitres devront désormais calculer et ajouter de manière distincte le temps perdu pour les célébrations de buts et les blessures des joueurs. Cette procédure, testée lors de la dernière Coupe du Monde au Qatar, a pour objectif de réduire les pertes de temps chroniques observées en fin de match.

La seconde innovation touche aux expulsions. Un joueur sanctionné d’un carton rouge pour une faute commise hors de sa surface de réparation se verra appliquer la même sanction qu’une faute à l’intérieur de celle-ci : un coup franc direct sera accordé à l’équipe adverse. Cette règle s’appliquera même si la faute a lieu dans la surface de réparation de l’équipe attaquante.

Enfin, la troisième modification renforce l’autorité des capitaines. Seuls eux pourront désormais approcher l’arbitre en cas de contestation collective, dans le but de limiter les pressions exercées par plusieurs joueurs et de préserver l’intégrité physique de l’officiel.

Un contexte de lutte contre la perte de temps

Ces décisions s’inscrivent dans une volonté affichée de l’IFAB et de la FIFA d’améliorer le spectacle et l’équité sportive. Les statistiques ont montré une baisse préoccupante du temps de jeu effectif dans de nombreuses compétitions, souvent en dessous de 60 minutes par rencontre. Les interruptions volontaires et les simulations étaient devenues des tactiques fréquentes.

L’expérience de la Coupe du Monde 2022, où l’addition précise du temps perdu avait conduit à des prolongations significatives, est considérée comme un succès par les instances. Elle a démontré une augmentation notable du temps de balle en jeu et a réduit l’intérêt des équipes à ralentir délibérément le match.

Implications pour le football marocain et africain

Pour le Maroc et les autres nations africaines, ces changements auront un impact direct. La CAF devra intégrer ces nouvelles règles dans le règlement de ses compétitions continentales, telles que la Ligue des Champions africaine ou la Coupe d’Afrique des Nations, après la date d’application obligatoire.

Les sélections nationales, à l’instar de l’équipe du Maroc, devront également s’adapter pour le Mondial 2026. Le style de jeu des Lions de l’Atlas, souvent basé sur une intensité physique élevée et un pressing collectif, pourrait être favorisé par un temps de jeu effectif plus long. À l’inverse, les équipes habituées à gérer les fins de match en ralentissant le rythme devront revoir leur approche.

Prochaines étapes et période de transition

L’IFAB a prévu une période de transition et d’information pour les fédérations, les ligues et les arbitres. Les nouvelles règles seront applicables à toutes les compétitions professionnelles à partir du 1er juillet 2024. Cependant, les tournois majeurs comme l’Euro 2024 ou la Copa América 2024 se dérouleront encore sous l’ancienne réglementation.

La Coupe du Monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, marquera ainsi le premier grand rendez-vous international où ces trois mesures seront pleinement opérationnelles. Les instances dirigeantes anticipent que cette évolution réglementaire contribuera à offrir un football plus fluide, plus juste et plus captivant pour les supporters du monde entier, y compris au Maroc où l’engouement pour le ballon rond ne cesse de croître.

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