Le Fonds monétaire international (FMI) a publié, ce mercredi, les conclusions de ses consultations au titre de l’article IV pour l’année 2026 et de l’examen des arrangements au titre de la Ligne de crédit modulable (LCM) et de la Ligne de financement pour la résilience et la durabilité (LFRD). L’institution internationale confirme la robustesse de l’économie marocaine et table sur une croissance soutenue dans les prochaines années.
Les discussions, qui se sont déroulées à Rabat et en ligne, ont permis aux équipes du FMI d’évaluer la situation économique et financière du royaume. Les conclusions soulignent la capacité du Maroc à surmonter les chocs externes successifs, notamment la pandémie de Covid-19 et la flambée des prix des matières premières.
Une performance économique robuste
Le rapport du FMI met en avant la solidité des fondamentaux économiques du Maroc. La croissance du produit intérieur brut (PIB) a dépassé les attentes en 2025, portée par une reprise vigoureuse de la production agricole après plusieurs années de sécheresse.
L’inflation, qui avait connu une hausse significative, est revenue sous contrôle. Cette maîtrise est attribuée aux mesures prises par Bank Al-Maghrib et à la normalisation de l’approvisionnement sur les marchés internationaux.
Par ailleurs, le déficit courant s’est considérablement réduit. Cette amélioration résulte de la bonne tenue des exportations, du tourisme et des transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE).
Les réformes structurelles comme moteur
Le FMI identifie les réformes structurelles engagées par le gouvernement comme un facteur clé de la résilience économique. La mise en œuvre du Nouveau Modèle de Développement, la généralisation de la protection sociale et les investissements dans les énergies renouvelables sont cités comme des avancées majeures.
Ces politiques ont permis de renforcer la compétitivité de l’économie et d’améliorer le climat des affaires. Elles contribuent également à une meilleure inclusion économique et sociale.
La gestion prudente de la politique budgétaire est également saluée. Les autorités marocaines ont réussi à contenir le déficit public tout en préservant les dépenses sociales et d’investissement prioritaires.
Perspectives et défis à moyen terme
Les perspectives à moyen terme restent positives, selon les projections du FMI. La croissance économique devrait se maintenir à un rythme soutenu, soutenue par la poursuite des réformes et les investissements publics et privés.
Cependant, le rapport note que l’économie marocaine reste exposée à des risques, principalement d’origine externe. Une détérioration plus marquée que prévu de la conjoncture économique mondiale ou une nouvelle flambée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie pourraient peser sur la reprise.
Sur le plan interne, la nécessité d’accélérer la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, et de réduire les disparités régionales constitue un défi permanent. La poursuite de la transition vers une économie verte et numérique est également identifiée comme une priorité.
Prochaines étapes et suivi
Le conseil d’administration du FMI est prévu de se réunir prochainement pour examiner et approuver formellement ces conclusions. Un nouvel examen dans le cadre de la LCM et de la LFRD est programmé pour le premier semestre de l’année prochaine, permettant un suivi régulier de la situation économique et des progrès dans la mise en œuvre des réformes.
Les autorités marocaines ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les politiques économiques prudentes et les réformes structurelles ambitieuses. L’objectif est de consolider les acquis récents et d’assurer une croissance inclusive et durable sur le long terme.
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