La BAD prévoit une croissance économique solide pour le Maroc jusqu’en 2027

La BAD prévoit une croissance économique solide pour le Maroc jusqu’en 2027

La Banque africaine de développement (BAD) anticipe une trajectoire de croissance économique robuste pour le Maroc au cours des prochaines années, avec des prévisions de 4% en 2026 et de 4,3% en 2027. Ces projections s’inscrivent dans la continuité d’une performance estimée à 4,4% pour l’année 2025, selon les données publiées dans son dernier rapport sur les perspectives économiques en Afrique.

L’institution financière panafricaine, dont les analyses font autorité, base ces prévisions sur la résilience observée de l’économie marocaine face aux chocs internationaux. La bonne tenue des secteurs agricoles, sous réserve de conditions climatiques favorables, et la dynamique des secteurs non agricoles, notamment l’industrie et les services, sont citées comme des moteurs principaux de cette croissance.

Contexte et facteurs de résilience

Le royaume a en effet démontré une capacité notable à absorber les chocs extérieurs, tels que la volatilité des prix des matières premières et les tensions géopolitiques. Cette résilience est attribuée à la diversification progressive de l’économie et aux politiques macroéconomiques mises en œuvre.

La BAD souligne également le rôle des réformes structurelles engagées par le Maroc dans plusieurs domaines clés. Le développement des infrastructures, les efforts en matière d’inclusion financière et les programmes de soutien à l’entrepreneuriat contribuent à créer un environnement plus propice à l’investissement et à la création de richesses.

Défis persistants et équilibre

Cependant, le rapport note que des défis subsistent et pourraient influencer le rythme de l’expansion. La question de la sécurité hydrique, dans un contexte de stress hydrique récurrent, reste une préoccupation majeure pour le secteur agricole et au-delà.

De même, l’évolution de la demande extérieure, principalement en Europe, partenaire commercial majeur du Maroc, constitue un facteur de vigilance. La performance économique du royaume reste partiellement corrélée à la conjoncture économique de ses partenaires européens.

Par ailleurs, la Banque africaine de développement aborde la question du chômage, en particulier chez les jeunes diplômés. Elle relève que malgré la croissance du Produit intérieur brut (PIB), l’absorption de la main-d’œuvre sur le marché du travail nécessite une attention soutenue et des politiques ciblées.

Perspectives et prochaines étapes

La concrétisation de ces prévisions dépendra de la capacité du pays à maintenir la stabilité macroéconomique et à accélérer le rythme des réformes. La poursuite des investissements publics dans les grands projets structurants, comme le développement des énergies renouvelables et la modernisation des réseaux de transport, est considérée comme cruciale.

Les autorités marocaines devraient publier leurs propres prévisions et les détails du projet de loi de finances pour l’année prochaine au cours du dernier trimestre de l’année en cours. Ce document budgétaire apportera un éclairage sur les orientations politiques et les priorités de dépenses qui accompagneront cette trajectoire de croissance.

La prochaine mise à jour des perspectives économiques de la BAD, attendue au premier semestre de l’année prochaine, permettra d’affiner ces projections à la lumière des évolutions de l’économie mondiale et des performances économiques trimestrielles du Maroc.

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