Le Conseil des ministres, réuni ce jeudi sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a examiné et approuvé les principes directeurs de la gouvernance des nouveaux programmes de développement territorial intégré. La présentation de ces grandes lignes a été effectuée par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit. Cette session ministérielle marque une étape cruciale dans la mise en œuvre d’une nouvelle génération de projets de développement destinés à réduire les disparités entre les régions et à accélérer la dynamique de progrès sur l’ensemble du territoire national.
L’adoption de ce cadre de gouvernance intervient dans le contexte de la mise en œuvre des orientations royales visant à promouvoir un développement équilibré et inclusif. Elle s’inscrit également dans le cadre de la concrétisation du Nouveau Modèle de Développement, qui place la justice spatiale et la valorisation du capital territorial au cœur de ses priorités. L’objectif déclaré est de créer une synergie entre les différents programmes sectoriels et d’assurer une meilleure coordination entre les acteurs locaux et centraux.
Les fondements de la nouvelle gouvernance
Le modèle de gouvernance présenté repose sur une approche intégrée et participative. Il prévoit la mise en place de mécanismes de pilotage stratégique aux niveaux national et régional, chargés d’assurer la cohérence et le suivi des programmes. L’accent est mis sur la rationalisation des procédures, l’optimisation des ressources et l’évaluation systématique des impacts. La participation des collectivités territoriales, du secteur privé et de la société civile est désignée comme un pilier essentiel pour la réussite de ces programmes.
Ce cadre institutionnel vise à garantir une exécution efficace et transparente des projets, depuis leur conception jusqu’à leur évaluation finale. Il introduit des dispositifs de suivi-évaluation basés sur des indicateurs de performance clairs, permettant de mesurer les progrès accomplis et d’ajuster les actions en fonction des résultats obtenus. La dimension de durabilité, tant économique qu’environnementale, est intégrée comme un principe transversal.
Objectifs et champs d’application
Les nouveaux programmes de développement territorial intégré ciblent en priorité les zones rurales et les régions en retard de développement. Ils ambitionnent d’améliorer significativement les conditions de vie des populations à travers des interventions structurantes dans des domaines clés. Ces domaines incluent les infrastructures de base, l’accès aux services sociaux, la promotion des activités économiques génératrices d’emplois et la préservation des ressources naturelles.
L’approche intégrée signifie que les interventions ne seront pas sectorielles mais globales, traitant de manière simultanée les différents leviers du développement. Par exemple, un programme dans une zone donnée pourra combiner la construction de routes, le renforcement des services de santé et d’éducation, et l’appui à des filières agricoles ou artisanales locales. Cette vision holistique est conçue pour créer un effet de levier maximal et des retombées durables.
Implications et prochaines étapes
L’adoption de ce cadre de gouvernance par le Conseil des ministres ouvre la voie à la phase opérationnelle. Elle permet désormais aux départements ministériels concernés et aux autorités locales de finaliser les plans d’action spécifiques pour chaque territoire éligible. Le modèle défini servira de référence pour l’élaboration, le financement et la gestion de l’ensemble des projets relevant de cette nouvelle génération de programmes.
La mise en œuvre effective nécessitera une mobilisation importante de ressources financières, humaines et techniques. Elle reposera sur une collaboration étroite entre l’État, les régions, les préfectures et provinces, ainsi que les autres partenaires institutionnels. La clarté du cadre de gouvernance est présentée comme un gage pour attirer les investissements et assurer une gestion rigoureuse des fonds publics.
Les prochaines étapes consisteront en la finalisation des conventions et des documents programmatiques pour les premiers territoires identifiés. Un calendrier de déploiement progressif est attendu, avec des évaluations régulières pour mesurer l’avancement et l’efficacité des interventions. La réussite de cette politique publique majeure sera jugée à l’aune de sa capacité à produire des améliorations tangibles dans la vie quotidienne des citoyens et à réduire les écarts de développement entre les différentes régions du Royaume.
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