Liban : le Premier ministre promet de travailler au retrait total israélien après de nouvelles frappes meurtrières

Liban : le Premier ministre promet de travailler au retrait total israélien après de nouvelles frappes meurtrières

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a affirmé dimanche travailler à l’arrêt de la guerre et au retrait complet des forces israéliennes du territoire libanais. Cette déclaration intervient au lendemain de nouvelles frappes aériennes israéliennes dans le sud du pays, qui ont fait au moins six morts, dont un secouriste de la Croix-Rouge libanaise.

Le ministère libanais de la Santé a confirmé le bilan des attaques survenues dimanche. Parmi les victimes figure un volontaire de la Croix-Rouge libanaise, dont l’équipe aurait été, selon l’organisation, « directement visée par un drone israélien » lors d’une mission humanitaire à Beit Yahoun. Le logo de la Croix-Rouge était visible, a précisé l’institution.

Le secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Jagan Chapagain, s’est dit « consterné et attristé » par cette mort, la deuxième d’un volontaire de la Croix-Rouge libanaise en quelques semaines. Un autre secouriste a été blessé dans cette même frappe.

Accusations de violations du droit international

Le ministère de la Santé libanais a dénoncé « une nouvelle violation du droit international humanitaire ». Dans un communiqué, il a annoncé son intention d’« engager des poursuites judiciaires au niveau international afin de garantir que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes ».

De son côté, l’armée israélienne accuse régulièrement le Hezbollah d’utiliser des ambulances à des fins militaires, sans toutefois fournir systématiquement de preuves à l’appui de ces allégations. Selon les autorités libanaises, plus de 80 secouristes et personnels de santé ont été tués dans des frappes israéliennes depuis le début des hostilités.

Déclaration du Premier ministre libanais

Dans un discours télévisé à la nation, prononcé à la veille de la commémoration du début de la guerre civile libanaise (1975-1990), Nawaf Salam a réitéré la position de son gouvernement. « Nous allons œuvrer pour arrêter cette guerre et obtenir le retrait israélien de l’ensemble de notre territoire », a-t-il déclaré. Il a ajouté que le Liban poursuivait ses efforts, notamment par la négociation, pour parvenir à un cessez-le-feu.

Cette announce fait suite à la déclaration du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a confirmé dimanche la poursuite des opérations militaires dans le sud du Liban face aux tirs de roquettes du Hezbollah.

Perspectives diplomatiques

Dans ce contexte tendu, une rencontre est prévue mardi à Washington entre des responsables libanais, israéliens et américains pour des pourparlers directs. Cette initiative diplomatique, soutenue par les États-Unis, vise à désamorcer l’escalade et à trouver une issue politique à la crise.

Cependant, le Hezbollah, formation politique et militaire pro-iranienne qui mène les affrontements avec Israël depuis la frontière, a d’ores et déjà rejeté ces discussions. Le mouvement considère que toute négociation doit passer par un arrêt immédiat et inconditionnel des agressions israéliennes contre le Liban.

La situation reste extrêmement volatile sur le terrain, avec des échanges de tirs quotidiens. Les observateurs régionaux suivent avec attention l’évolution des pourparlers de Washington, qui pourraient constituer une première étape vers une désescalade, bien que les positions des parties semblent encore très éloignées.

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