La ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leïla Benali, a apporté des précisions sur les récentes décisions gouvernementales concernant le prix des carburants et le maintien de l’heure GMT+1. Elle s’est exprimée lors d’une interview accordée à l’émission « Maa Ramdani », diffusée sur la chaîne de télévision 2M.
L’intervention de la ministre visait à expliquer la position du gouvernement sur ces deux sujets d’importance pour la vie quotidienne des citoyens et l’économie nationale. Ces éclaircissements interviennent dans un contexte de questions récurrentes de la part du public et des acteurs économiques.
Justification du maintien de l’heure GMT+1
Concernant le choix de conserver le fuseau horaire GMT+1 tout au long de l’année, Leïla Benali a indiqué que cette décision était le fruit d’une étude approfondie. Elle a souligné que cette mesure avait été évaluée sous plusieurs angles, notamment ses impacts sur la consommation énergétique du pays.
La ministre a expliqué que le maintien de l’heure d’été permettait de réaliser des économies significatives d’énergie. Selon les analyses présentées, cet horaire favorise un meilleur alignement des heures d’activité avec la lumière naturelle, réduisant ainsi le recours à l’éclairage artificiel en soirée.
Elle a ajouté que cette décision s’inscrivait dans une stratégie plus large de rationalisation de la consommation d’électricité. L’objectif est de contribuer à la sécurité énergétique du Royaume et à l’atteinte des cibles nationales en matière d’efficacité énergétique.
Politique de prix des carburants
Sur la question sensible des prix des carburants, la ministre a réaffirmé le cadre dans lequel le gouvernement opère. Elle a rappelé que les prix à la pompe au Maroc suivent une formule de calcul indexée sur les cours internationaux du pétrole brut.
Leïla Benali a précisé que ce mécanisme, révisé périodiquement, intègre les coûts d’importation, de raffinage, de distribution et les taxes en vigueur. Elle a insisté sur le fait que cette approche vise à assurer une transparence dans la formation des prix et à refléter l’évolution réelle des marchés mondiaux.
La ministre a reconnu l’impact de ces fluctuations sur le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des secteurs économiques, notamment le transport. Elle a indiqué que le gouvernement suivait de près cette situation et ses répercussions socio-économiques.
Contexte et perspectives énergétiques
Dans ses explications, la ministre a replacé ces décisions dans le contexte de la stratégie énergétique nationale. Elle a évoqué les efforts déployés pour diversifier le mix énergétique et accroître la part des énergies renouvelables, afin de réduire à terme la dépendance aux importations d’hydrocarbures.
Elle a également mentionné les programmes d’accompagnement et les mesures sociales mises en place par l’État pour atténuer les effets de la hausse des coûts de l’énergie sur les catégories les plus vulnérables. Ces mesures font partie d’une approche globale visant à concilier les impératifs économiques et la protection sociale.
L’entretien a permis de rappeler que les décisions en matière de politique énergétique et horaire sont prises après consultation des différentes parties prenantes et sur la base de données techniques et économiques.
Les prochaines étapes consisteront en un suivi continu des indicateurs liés à ces politiques. Le gouvernement procédera à des évaluations régulières des impacts du maintien de l’heure GMT+1 sur la consommation énergétique et d’autres secteurs. Concernant les carburants, les ajustements de prix se poursuivront selon le calendrier établi, en fonction de l’évolution des marchés internationaux. La ministre a laissé entendre que des communications officielles continueront d’être faites pour informer le public de l’état d’avancement de ces dossiers.
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