CGEM : le Code du travail et la formation continue restent des dossiers prioritaires inachevés

CGEM : le Code du travail et la formation continue restent des dossiers prioritaires inachevés

Lors du dernier conseil d’administration de son mandat, tenu le 15 avril, le président sortant de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, a présenté un bilan globalement positif des actions menées. Il a toutefois souligné que deux chantiers majeurs, la réforme du Code du travail et la refonte de la formation continue, demeurent inaboutis et constituent des priorités pour l’organisation patronale.

Ces deux dossiers, considérés comme structurants pour l’environnement des affaires et la compétitivité des entreprises marocaines, n’ont pas abouti à des réformes concrètes durant la période concernée. Leur avancement reste donc un objectif central pour la CGEM dans la période à venir.

Des réformes attendues par le secteur privé

La révision du Code du travail est un sujet récurrent de plaidoyer de la part du patronat marocain. La CGEM estime qu’une modernisation de la législation est nécessaire pour l’adapter aux nouvelles formes d’organisation du travail et aux défis économiques actuels. L’objectif affiché est de trouver un équilibre entre la protection des droits des travailleurs et la flexibilité requise par les entreprises pour créer de l’emploi.

Parallèlement, le dossier de la formation professionnelle et continue est jugé tout aussi critique. Pour la confédération, une refonte du système est impérative pour mieux aligner les compétences de la main d’œuvre sur les besoins du marché, en particulier dans les secteurs en forte croissance et ceux liés aux nouvelles technologies. La question du financement et de la gouvernance de ce secteur est régulièrement évoquée.

Un héritage pour la future présidence

L’identification de ces chantiers inachevés par le président sortant fixe de facto une partie de l’agenda pour son successeur. La continuité sur ces dossiers techniques et sensibles, qui nécessitent un dialogue social approfondi avec les partenaires syndicaux et les pouvoirs publics, sera attendue.

La CGEM, en tant que principale organisation représentative des entreprises au Maroc, joue un rôle de proposition et de négociation dans l’élaboration des politiques économiques et sociales. Ses positions sur le droit du travail et la formation influencent directement le débat public et les projets de loi gouvernementaux.

L’achèvement de ces réformes est perçu comme un levier potentiel pour améliorer l’attractivité du pays pour les investissements, tant nationaux qu’étrangers. Un cadre juridique du travail clarifié et un système de formation efficace sont souvent cités parmi les critères d’évaluation des climats des affaires.

La complexité de ces dossiers, qui touchent à des équilibres sociaux et à des intérêts divers, explique en partie la lenteur de leur progression. Tout changement dans ces domaines requiert des consultations étendues et la recherche d’un consensus le plus large possible.

Perspectives et prochaines étapes

La transition à la tête de la CGEM, avec l’élection d’un nouveau président, déterminera la stratégie et le calendrier de relance de ces dossiers. Il est attendu que la nouvelle équipe dirigeante engage rapidement des discussions avec le gouvernement et les autres parties prenantes pour définir une feuille de route opérationnelle.

La finalisation de la réforme du Code du travail et du système de formation continue dépendra également de l’agenda législatif du gouvernement et de la capacité des différentes parties à trouver des compromis. Aucun délai précis n’a été annoncé publiquement pour l’aboutissement de ces projets, qui restent soumis au processus politique et de dialogue social.

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