La Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) a annoncé le lancement d’une nouvelle phase de sa démarche de responsabilité sociétale et environnementale. Cette étape vise à renforcer l’intégration des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans l’ensemble de ses activités.
Selon des sources officielles, l’entreprise publique a élaboré, avec l’appui d’un cabinet de conseil spécialisé, un plan d’action détaillé pour la période 2024-2028. Ce plan prévoit notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à l’exploitation du réseau autoroutier, l’amélioration de la gestion des déchets de chantier, et la promotion de la mobilité durable auprès des usagers.
Un cadre réglementaire renforcé
Cette transformation s’inscrit dans le contexte de la mise en œuvre de la loi-cadre n° 99-12 relative à la responsabilité sociétale des entreprises au Maroc. L’ADM, en tant qu’opérateur public majeur, se conforme ainsi aux exigences nationales en matière de reporting extra-financier et de transparence.
Le plan intègre également des objectifs chiffrés pour la préservation de la biodiversité le long des corridors autoroutiers. Des programmes de reboisement et de restauration écologique sont prévus dans les régions traversées par l’autoroute.
Impact sur les usagers et les partenaires
Dans le volet social, l’ADM prévoit d’améliorer les conditions de travail de ses employés, notamment par la formation continue et le renforcement de la sécurité sur les chantiers. L’entreprise s’engage aussi à renforcer le dialogue avec les riverains et les collectivités locales affectées par les infrastructures.
Pour les usagers, des mesures sont envisagées pour réduire les nuisances sonores et améliorer la fluidité du trafic, ce qui pourrait entraîner une baisse de la consommation de carburant et des émissions polluantes.
Prochaines étapes
La mise en œuvre de ce plan devrait débuter au premier semestre 2024. L’ADM prévoit de publier un rapport annuel sur l’avancement des indicateurs ESG. Les autorités de tutelle, notamment le ministère de l’Équipement et de l’Eau, suivront de près cette transition.
À terme, cette réforme pourrait servir de modèle pour d’autres entreprises publiques marocaines engagées dans des démarches similaires, dans le cadre de la stratégie nationale de développement durable 2030.
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